Foot - L1 - Bordeaux - « Il faut faire beaucoup plus », réclame Jean-Louis Gasset, l'entraîneur de Bordeaux

L'Equipe.fr
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Lors du déplacement des Girondins à Saint-Étienne, dimanche (15 heures), Jean-Louis Gasset attend bien plus de ses joueurs. Et un déclic. « Sentez-vous le groupe prêt et mobilisé pour une opération maintien ?
J'espère que, malgré le fait qu'on ait manqué une bonne opportunité en perdant à domicile contre Strasbourg (2-3, dimanche dernier), tout le monde est conscient de l'importance de chaque match. Il y a alerte rouge ou pas ?
Orange. Pas encore rouge. lire aussi Le classement de la Ligue 1 La difficulté tient-elle au fait que le danger n'est pas juste là, mais qu'il faut en faire prendre conscience aux joueurs ?
L'explication était au départ que c'était un problème individuel. Chacun doit ajouter un petit plus dans sa préparation, dans la technique, dans l'agressivité. Quand on est dans une période comme ça où une pression négative est venue nous perturber contre Strasbourg... Au bout de trente minutes, on était groggy. C'est fait, c'est fait... Je leur ai demandé de se rappeler de situations dans leur carrière où ça allait moins bien. Et comment ils avaient fait chacun pour relever la tête, réussir une bonne performance qui nous donnerait de l'air. On ne peut pas au bout de quatre minutes perdre des ballons au milieu du terrain, perdre un duel sur coup de pied arrêté et être menés 1-0 alors qu'on avait décidé de débuter fort ce match. lire aussi Le programme de la 32e journée de Ligue 1 Les avez-vous sentis abattus en début de semaine ?
Un peu, car ils avaient dans l'idée que c'était le match pour se donner de l'air. Une fois que l'examen est raté, il faut passer à l'autre. Et persuader les gens que le déclic va arriver dimanche. C'est comme ça qu'il faut réagir dans la vie, ne pas tendre l'autre joue. Il faut du caractère, du mental, mais il faut que chacun fasse plus, aussi. Trois tirs, trois buts contre Strasbourg, en ce moment c'est ça. À Montpellier aussi (1-3, le 21 mars), c'est un coup franc de vingt-cinq mètres, lucarne. Pour faire tourner ça, il faut faire plus. « Parce qu'on est dans une période un peu creuse, on veut voir tout en sombre. Non. » Avez-vous déjà vécu une séquence négative pareille ?
Sûrement. La carrière n'est pas faite que de victoires. Mais je sais très bien que le mental et le travail font la différence. Il faut l'inculquer aux joueurs. Après, il faut qu'ils soient preneurs et fassent le transfert. C'est pour ça qu'avoir une équipe expérimentée est un avantage, je pense. À quel genre de match vous attendez-vous face aux Verts ?
J'ai regardé leur match à Nîmes (2-0) et à la fin du match, le consultant a dit : "Ils ont pratiquement atteint l'objectif", c'est-à-dire le maintien, car ils venaient de gagner à Nîmes. Mais ils ont 36 points, comme nous. C'est psychologique. Parce qu'on est dans une période un peu creuse, on veut voir tout en sombre. Non. L'espoir c'est de se dire que notre destin nous le tenons : il reste sept matches, on a 36 points, mais il faut faire beaucoup plus. Et beaucoup mieux, surtout. »