Foot - L1 - Clermont - Après un an de galère, Yohann Magnin (Clermont) a marqué un but contre Lens

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En un an, le milieu de terrain clermontois Yohann Magnin a perdu son père et s'est rompu les ligaments croisés du genou droit. Mercredi contre Lens (2-2), titulaire pour la 1re fois en Ligue 1, il a marqué son 1er but dans la compétition. Il avait tellement de fourmis dans les jambes qu'il a décidé de ne jamais s'arrêter de courir. Yohann Magnin a parcouru plus de 13 kilomètres, mercredi contre Lens (2-2, en Ligue 1). Son envie débordante a été récompensée lorsqu'il a surgi au second poteau, sur un centre de Zedadka, pour placer une tête synonyme d'égalisation pour les Auvergnats (41e). Le milieu de terrain de 24 ans a ensuite écarté ses coéquipiers afin de sortir un des protège-tibias, sur lequel figurait une photo de famille, et le montrer à la caméra tout en pointant un doigt vers le ciel. À la mi-temps, le natif de Clermont affichait des sentiments ambivalents. « C'est un peu bizarre, expliquait-il sur Prime Video. Je suis heureux d'aider l'équipe après l'année que j'ai traversée. » Une dernière année terrible, durant laquelle le joueur formé au club a perdu son père, avant de se rompre les ligaments croisés du genou droit. C'était le 14 avril, lors d'une victoire à huis clos contre Amiens (3-0). Le milieu de terrain a dû attendre fin octobre pour retrouver l'adrénaline d'un match, lors d'un déplacement avec l'équipe réserve, à Bourgoin, en National 3. Un déplacement pour lequel tous ses proches avaient fait le voyage. Il a finalement connu son baptême en Ligue 1 à Reims dimanche, entrant dans le dernier quart d'heure (0-1) et lui-même était surpris de sa titularisation d'hier. lire aussi Le résumé de Clermont-Lens (2-2) Il en a donc profité, avec ce 1er but dans l'élite qui a participé au 1er point marqué par les Auvergnats depuis le 16 octobre (1-0 contre Lille). « Même si j'en avais rêvé, je n'aurais pas imaginé ça. C'est un accomplissement et un grand soulagement », a-t-il expliqué après le match, avant de se lancer dans des remerciements dignes de la cérémonie des Oscars. Le joueur formé au club a aussi apprécié de jouer dans un Gabriel-Montpied en feu : « On sort d'une année à huis clos et on n'est pas sans se rappeler qu'on a connu aussi les matches le vendredi à 20 heures devant deux ou trois mille personnes. Ça faisait un peu bizarre et ça donnait un supplément d'âme, ça nous a poussés à ne pas lâcher. » Clermont a ainsi égalisé deux fois et mis fin à sa série noire.

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