Foot - L1 - Coronavirus - Jean-Michel Aulas (OL) a écrit aux parlementaires pour obtenir du soutien

L'Equipe.fr
L’Equipe

Selon « Le Parisien », Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, a écrit aux parlementaires pour obtenir du soutien dans son combat acharné pour remettre en cause la décision de la LFP d'arrêter définitivement la saison de Ligue 1. Selon Le Parisien, le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, a adressé un long courrier aux parlementaires français en début de semaine. Il souhaite ardemment obtenir le soutien d'une partie des députés et des sénateurs, car il s'oppose avec véhémence à la décision de la LFP de mettre fin à la saison 2019-2020 de L 1 et de L 2 et d'entériner un classement où son club est septième, donc hors des places européennes. Aulas s'en prend notamment au gouvernement, surtout à sa ministre des sports, Roxana Maracineanu : « (Elle) a expliqué que sa prise de position était basée sur la proposition qui lui avait été transmise : une saison qui devait se finir au 3 août, à cause des dates imposées par l'UEFA. Or, je peux vous confirmer qu'il n'y a jamais eu de date du 3 août imposée par l'UEFA. Si l'UEFA avait initialement indiqué la date du 3 août, l'instance européenne a précisé très rapidement que les Fédérations qui ne pourraient pas finir dans ces délais ou ne seraient pas en mesure de reprendre la saison, devraient écrire pour donner des explications. Leur cas serait ensuite étudié, sans qu'il soit question de sanctions. L'UEFA a confirmé depuis qu'il était possible de finir le Championnat courant août ou début septembre et elle a donné un certain nombre de consignes : ne pas se précipiter pour décider et faire jouer le mérite sportif jusqu'au bout. Pour preuve, actuellement nous discutons sur le calendrier des finales de la Coupe de France et de la Coupe de La Ligue (finales pouvant donner lieu à des qualifications aux compétitions européennes) qui se dérouleraient début août (au-delà du 3). » Jean-Michel Aulas, dans sa lettre aux parlementaires « La perte pour le Championnat pourrait être de 700 à 900 M€ » Puis il rappelle ses différents scénarios de reprise (notamment son idée des play-offs où l'idée de Jean-Pierre Rivère, président de Nice, de faire glisser les Championnats sur l'année civile) et s'appuie évidemment sur le fait que dans les quatre autres grands Championnats européens, la reprise de la saison en cours n'est pas écartée, (étant même effective dès ce week-end en Bundesliga), pour marteler que la France s'est précipitée. Il développe ensuite les conséquences économiques de cet arrêt : « La perte pour le Championnat professionnel français, si on maintient notre position strictement française, pourrait être au 30 juin de 700 à 900 M€. En jouant à huis clos nous pourrions limiter la casse entre 350 et 500 M€ C'est une catastrophe économique et le foot français n'est pas sûr de se remettre de cet arrêt prématuré. L'État français a accordé un PGE (Prêt garanti par l'État) de 224,5 M€ à la Ligue. C'est formidable, comme le fait que l'État ait accordé un chômage partiel pour les sportifs. L'État doit être remercié pour ces dispositions. Mais c'est un prêt et il faudra le rembourser. Je ne sais pas si tous les clubs vont pouvoir s'en remettre. » Collège de L 1 : Jean-Michel Aulas sur la sellette Il rappelle aussi que des emplois et de l'argent public sont en jeu, avant de donner le fondement de ses recours en justice : « Nous avons déposé un premier recours contre la LFP auprès du Tribunal administratif de Paris, via un référé, pour permettre qu'on puisse envisager de reprendre le Championnat car la décision d'arrêter la saison a donc été basée principalement sur une date de fin imposée au 3 août qui n'existe pas. Si on ne peut pas reprendre, un deuxième recours concernera les modalités d'arrêt du Championnat. Il faut voir si les décisions prises ont été légitimes. » Enfin, il remet en cause le projet de loi à venir qui « pourrait être une absolution a posteriori de décisions qui ne sont pas bonnes. Ce projet de loi proposant une habilitation à légiférer par voie d'ordonnance et à venir couvrir rétroactivement des décisions passées, si ce texte est adopté, dès lors qu'une ordonnance interviendrait, il conviendra de se prononcer sur sa conformité à la Constitution et à la Convention européenne des droits de l'homme qui n'autorisent de telles validations que s'il est possible de faire état de raisons impérieuses d'intérêt général. »

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi