Foot - L1 - Coronavirus - Michel Seydoux (ex-Lille) : « La messe est dite pour ceux que ça arrange, mais elle n'est pas honnête »

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Dans un entretien accordé à « La Voix du Nord », Michel Seydoux l'ex-président du LOSC (2002-2016), longtemps membre du conseil d'administration et du bureau de la Ligue, exprime son désaccord quant à la décision d'arrêter la saison de L1 et de L2. Interrogé ce mercredi par La Voix du Nord, Michel Seydoux, l'ex-président de Lille, a exprimé son désaccord quant à la décision de la LFP d'arrêter définitivement la saison de L 1, où son ex-club a donc terminé quatrième, à 0,04 point de Rennes (3e). « Depuis le début, tout en privilégiant la santé de tous, des joueurs et des spectateurs, j'ai toujours dit qu'on ne pouvait pas arrêter un Championnat en cours. On a un problème sur la justice des places acquises. C'est une décision qui a été prise trop hâtivement. Qu'on ne puisse plus jouer au football en France avant le mois de septembre : oui, ça, c'est probablement une vérité. Mais nous sommes un grand Championnat, avec de belles équipes, de nouveaux investisseurs, beaucoup de suspense. Vous ne pouvez pas dire aux deux-tiers de la série : "J'arrête tout." Ce n'est pas possible. » Michel Seydoux, ex-président du LOSC « La Ligue s'est prise pour un gendarme ! » « On suspend tout et on regarde ce que font les autres. A priori, les Coupes d'Europe vont reprendre. Donc les clubs qui vont reprendre leur Championnat ne seront pas au même niveau physique que les clubs qui n'auront pas repris. Je partage l'opinion de M. Aulas (président de l'OL) parce que Lyon, Lille, Amiens et d'autres sont particulièrement lésés dans cette affaire. La Ligue s'est prise pour un gendarme. Quand je vois Caïazzo (président de Saint-Étienne) dire que la messe est finie, je ne suis pas d'accord. Parce que lui, il aurait peut-être pu descendre. C'est ça qui fait le suspense. La messe est dite pour ceux que ça arrange, mais elle n'est pas honnête. C'est une messe qui est truquée. »
Et comme Jean-Michel Aulas, Michel Seydoux croit encore à un processus réversible : « Si l'UEFA ne demande pas l'arrêt du Championnat, il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas faire machine arrière. Mais c'est très compliqué. On sent que les instances n'ont pas géré la crise. On prend des décisions parce que le Premier ministre a prononcé une phrase qui est probablement un peu maladroite. Mais je suis certain qu'il n'a jamais entendu dire qu'on bloquait le Championnat avec tel ou tel calcul pour le positionnement des places. Parce que c'est ça qui est injuste. Amiens, c'est scandaleux. Et ceux qui montent, devaient-ils monter ? Je n'en sais rien moi. Je suis ravi que Lens soit en L1, mais il ne l'a pas gagné. Pour moi, tout ce qu'on gagne, c'est une médaille en chocolat... »

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