Foot - L1 - Dijon - Anthony Racioppi (Dijon) : « J'aurais pu m'imposer à l'OL mais... »

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Anthony Racioppi, le gardien international Espoirs suisse de Dijon (21 ans) qui affronte les Bleuets ce lundi soir dans le cadre des qualifications à l'Euro 2021, revient sur les raisons qui l'ont poussé à quitter l'OL cet été. Au match aller, il y a un an, vous aviez créé la surprise en battant les Espoirs français (3-1). Pouvez-vous de nouveau les battre ce lundi soir ?
Tout le monde nous voyait perdants, on a montré plus d'agressivité. On a vu que ce n'était pas une équipe invincible malgré ses grosses qualités offensives, on peut les battre une deuxième fois. Le dire c'est simple, le faire moins (sourire). On a une superbe génération. On est en train de faire quelque chose d'historique, on peut surprendre dans quelques années. On a une super mentalité, c'est pour ça qu'on en est à 9 victoires (en 9 matches). Il y a plein de talents. Il y a Jérémy Guillemenot qui joue à Saint-Gall, Andi Zeqiri qui joue à Brighton, Jordan Lotomba, il y a Dan (Ndoye) aussi. Qui jouent à Nice. Il y en a d'autres aussi, il y a un niveau hyper homogène. lire aussi Qualifications Euro Espoirs : résultats et classement Vous avez fait le choix de quitter l'OL cet été et de rejoindre Dijon. Pourquoi ?
À 21 ans, c'était le moment de prendre mon envol, de sortir de ma zone de confort, de prouver aux autres et à moi-même que je n'ai pas fait tous ces sacrifices pour rien. Je me suis lancé dans cette aventure à Dijon avec plein d'ambitions. Percevez-vous le fait de ne pas vous être imposé dans votre club formateur comme une déception ?
Non je ne le vois pas comme ça. J'ai beaucoup appris. C'est sûr que j'aurais aimé prouver et m'imposer là-bas. Après, c'était un peu plus compliqué, j'ai bien travaillé toutes ces années pour m'épanouir ailleurs. « J'avais un bon Anthony Lopes en place, je pense que c'était assez compliqué de le bouger mais je pense que j'en avais la capacité. En aviez-vous les capacités ?
J'avais les capacités, mais j'avais un bon Anthony Lopes en place, je pense que c'était assez compliqué de le bouger mais je pense que j'en avais la capacité. Ce qui m'a manqué c'est du temps. Si j'étais resté quelques années de plus, j'aurais pu m'imposer, mais, à 21 ans, je me suis dit qu'il fallait prendre un nouveau cap dans ma vie. C'est ce que j'ai fait avec Dijon. Dans votre choix, qu'est ce qui a fait la différence entre Dijon et Caen (L2) qui vous avez érigé en priorité ?
Ce qui a influé sur ma décision, c'est Grégory Coupet. Je le connais très bien (ex-entraîneur des gardiens de l'OL qui s'est engagé pour le DFCO cet été). Il m'a vraiment convaincu sur le fait qu'on allait continuer à travailler ensemble et qu'il allait tout faire pour faire de moi un gardien de haut niveau. Vous avez été titularisé pour la première fois cette saison à Metz (1-1) à la place de la recrue Saturnin Allagbé. Était-ce une surprise pour vous ?
D'un côté non ça m'a pas surpris car depuis que je suis arrivé à Dijon, j'essaie de donner le meilleur de moi-même pour gagner ma place, c'est ce que j'ai fait ces derniers mois. Je me suis concentré direct sur le match en me disant qu'il ne fallait pas je me mette trop de pression. J'avais forcément une appréhension c'était le premier match de ma carrière mais dès que je suis entré sur le terrain, j'ai tout oublié. Grégory (Coupet) m'a juste dit d'être de moi-même. Comment jugez-vous votre prestation ?
Pour un premier match, je me suis trouvé pas trop de mal. Après sur le but, je pense que j'aurais pu faire mieux, j'étais complètement masqué mais j'aurais peut-être pu avoir un meilleur placement. Mais j'ai été autoritaire dans l'ensemble, j'ai fait les arrêts qu'il fallait faire, j'ai essayé de porter mon équipe. « Je me sens bien dans cette cage. Mon objectif, c'est d'être numéro 1 et de ne pas être relégué en L 2 » Racontez-nous ce penalty arrêté.
C'est dès la 7e minute, premier ballon, je me dis : "O.K. je rentre dans le bain tout de suite" (sourires). J'étais confiant, dans ma tête j'étais sûr de l'arrêter. Ça s'est passé comme ça, j'en suis heureux. J'ai essayé de bouger histoire de lui montrer que la cage est petite. J'ai essayé de le (Nguette) regarder dans les yeux, il ne me regardait pas trop, c'était un bon point. Vous vous voyez comme numéro 1 désormais ?
Ce n'est que le début d'un long chemin. En tout cas, je me sens bien dans cette cage. Mon objectif, c'est d'être numéro 1 et de ne pas être relégué en L 2. Comment avez-vous vécu la crise de résultat du DFCO (20e, 4 points) et le changement d'entraîneur (David Linarès par Stéphane Jobard) ?
On a pas mal joué contre les gros (Paris, Rennes...), c'était un peu compliqué mais on a toujours gardé la tête haute avec l'équipe et le staff. L'équipe est bien ces derniers temps. On va rentrer dans une bonne dynamique. Ce sont des choses qui arrivent dans le foot, il faut regarder de l'avant. On a déjà su bien réagir à Metz ».