Foot - L1 - Dijon - Dijon, une lanterne rouge qui cherche la lumière en Ligue 1

L'Equipe.fr
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Dernier de la Ligue 1, le DFCO a encore chuté contre Monaco ce dimanche (0-1). Une prestation symptomatique des maux dont souffre le club bourguignon depuis le début de saison. Une forteresse totalement fissurée La saison dernière, Dijon avait validé son maintien à domicile, en battant des grosses écuries (PSG, Rennes, Lille), et en établissant la meilleure série d'invincibilité de son histoire dans l'élite (13 matches). Cette fois, le bilan est terrible : en neuf rencontres disputées sur ses terres, le DFCO n'a toujours pas gagné, ne récoltant même que quatre points (4 nuls, 5 défaites). L'absence du public se fait peut-être sentir, mais cela ne peut pas tout expliquer. La saison dernière, Jobard voulait faire de Gaston-Gérard « une forteresse imprenable ». Cette saison, tout le monde se sert : des prétendants à l'Europe (3 points pour Lille ou Monaco) aux formations dont l'objectif est, pour elles aussi, le maintien, ou luttant dorénavant pour (victoire pour Brest, Angers ou Lens, nuls pour Saint-Étienne ou Lorient). lire aussi Le classement de la Ligue 1 Une attaque bien trop faible Le match face à Monaco est, à lui seul, le symbole du principal mal rongeant Dijon. Contre l'ASM, le DFCO s'est montré dangereux, Konaté (50e) et Dina Ebimbe (79e) étaient même dans une position parfaite face au but, totalement démarqués, mais l'attaquant et le milieu ont tiré dans les nuages. « Il faut attraper au moins le cadre, a déploré David Linarès après la rencontre perdue (0-1). En seconde période, même en fin de première, au niveau des situations, des occasions, si les actions valaient des points, on serait devant par rapport à notre adversaire. Dans le football, il faut marquer des buts. On n'a pas su le faire. Il faut retrouver cet instinct tueur. » Dur de prétendre le contraire. Avec neuf buts inscrits, le club bourguignon présente la pire attaque de notre Championnat. Des débuts de match calamiteux Quand l'attaque n'est pas au niveau, il faut parvenir à verrouiller derrière pour espérer obtenir un résultat. Mais Dijon craque de partout, surtout derrière, et assez tôt dans les rencontres. Pour le troisième match de suite, le club bourguignon a concédé l'ouverture du score avant même la demi-heure de jeu. Le Nantais Simon avait marqué sur penalty à la 25e (1-1, le 13 décembre), le Lillois Yazici avait trompé Racioppi à la 19e mercredi (0-2) et Volland a fait encore mieux en marquant, ce dimanche, dès la 15e minute de jeu. « Ça m'énerve, bien sûr, affirme Linarès. À partir du moment où on doit se sauver, il faut avoir un état d'esprit différent dès les premiers instants du match. Ça fait partie des moments clés d'une rencontre, on y travaille. Ce soir, c'est dû à une absence au niveau de l'engagement. Les motifs sont différents mais l'analyse est la même. » Deux périodes trop contrastées Le plus frustrant, pour les supporters du DFCO, est de voir le niveau que peut afficher leur équipe en seconde période. Mais jouer une période ne peut suffire et, s'il veut remonter au classement, le DFCO va devoir réaliser un premier acte de bien meilleure facture. « On ne pouvait pas faire pire, regrette amèrement Linarès. Sur cette première période, on a manqué beaucoup de choses sur l'entame de match au niveau de l'engagement, de la réflexion, de l'état d'esprit. (...) C'est le lot des équipes qui sont en bas du classement. On pèche au niveau de la confiance, de l'efficacité. On travaille pour corriger cet aspect-là du jeu. On fait des progrès je trouve, mais c'est insuffisant pour espérer se maintenir en Ligue 1. » Des ajustements tactiques inefficaces Critiqué pour ses prestations par David Linarès en conférence de presse, Mounir Chouiar ne peut, à lui seul, servir de bouc émissaire. lire aussi David Linarès pointe du doigt le niveau de Mounir Chouiar Si Dijon est dernier au général, c'est que l'équipe n'est pas au niveau, tout simplement. Et le staff, malgré des ajustements, ne parvient pas à redresser la situation. Stéphane Jobard a fini son cycle sur le banc dijonnais en 4-3-3. Son successeur adopte un 4-2-3-1 récurrent, actuellement aussi inefficace. « Je cherche la bonne formule devant, j'essaie de trouver cette synergie pour marquer des buts, a ainsi indiqué Linarès. Il y a beaucoup trop d'absences, de méformes ou de contre-performances pour marquer. C'est le bilan qu'on fait depuis plusieurs semaines. » Et le bilan, avec une victoire et neuf points en seize journées, est terrible.