Foot - L1 - Les entraîneurs « pompiers de service » en Ligue 1, ça donne quoi ?

·6 min de lecture

Saint-Étienne, 20e et dernier, cherche un nouvel entraîneur pour sauver sa place en Ligue 1, après la mise à pied de Claude Puel. De nombreux coaches ont repris des clubs relégables en cours de saison, avec plus ou moins de succès. En voici quelques exemples récents. Ils se sont maintenus Antoine Kombouaré (Nantes), en 2020-2021 Le Kanak fait partie des spécialistes. Deux saisons auparavant, appelé par le président Olivier Delcourt pour remplacer Olivier Dall'Oglio en janvier 2019, il avait sauvé Dijon de la relégation, en battant Lens en barrages après avoir terminé in extremis 18e. Cette fois, c'est le président Waldemar Kita qui sonde l'ancien entraîneur du PSG pour éteindre le feu au FC Nantes. Formé au club, Kombouaré relève le défi, alors qu'un an avant, il a raté son passage à Toulouse. Il débarque le 11 février sur les bords de l'Erdre. Les Canaris sont en pleine descente aux enfers. Après le limogeage rapide de Christian Gourcuff, l'intérimaire Patrick Collot puis Raymond Domenech ne parviennent pas à redresser la barre. Lorsque Kombouaré reprend Nantes, l'équipe est sur une série de 14 matches sans succès en Ligue 1.

Quatre mois plus tard, l'ancien défenseur arrache le maintien du FCN au bout des barrages, contre Toulouse, après être parvenu à conforter sa 18e place. Depuis, le contrat de Kombouaré a été prolongé par Waldemar Kita jusqu'en 2023 et l'entraîneur a stabilisé en ce début de saison le FCN en milieu de tableau, avec une marge par rapport à la zone rouge. Christophe Galtier (Lille), en 2017-2018 Il est celui qui a changé le visage de tout un projet. Christophe Galtier prend la tête des Dogues le 29 décembre 2017 alors que l'équipe surnage péniblement à la 18e place. Sous les ordres de Marcelo Bielsa, l'entraîneur censé incarner la vision du président Gérard Lopez, le LOSC a connu une entame catastrophique (3 victoires, 3 nuls et 7 défaites lors des 13 premières journées). Malgré son inconstance dans les résultats, Galtier assure tout de même l'essentiel, à savoir la 17e place.

Mais, dès la saison suivante, le Marseillais va transformer le club nordiste, les menant progressivement à la place de 2e, derrière le PSG, avant de conclure son aventure lilloise sur un titre de champion de France cet été. Pascal Dupraz (Toulouse), en 2015-2016 Lorsque Pascal Dupraz prend en charge le Téfécé à la place de Dominique Arribagé, le 1er mars 2016, quelques jours après une nouvelle défaite à domicile, contre Rennes (1-2), le club occupe la 19e place du Championnat, avec 10 points de retard sur Reims, le premier non relégable, à 10 journées de la fin. Le Haut-Savoyard va alors tenter le pari fou de sauver Toulouse de la descente. Le club occitan, qui restait sur une série de 8 matches sans victoire (2 nuls, 6 défaites), va réaliser une remontée inédite pour occuper la 17e place au soir de la 37e journée, à égalité de points avec le Gazélec Ajaccio (18e) et 1 unité de plus que les Rémois (19e). Intervient alors le discours mythique de Dupraz, à la veille de la dernière journée de Championnat : « Vous méritez de vous maintenir. Ça fait deux mois et demi que je vous dis que vous allez vous maintenir, clame-t-il devant ses joueurs et tout son staff. Le problème, c'est de savoir si vous avez les capacités intellectuelles, techniques, physiques, de le faire. C'est maintenant qu'il faut le faire, c'est pas demain, c'était pas hier, c'est maintenant. [...] À l'issue de la rencontre, vous serez des héros, et on vous devra le fait d'avoir laissé le club en Ligue 1. »

Le lendemain, Toulouse renverse le SCO à Angers (3-2) dans les dernières minutes de la rencontre pour parachever ce sauvetage in extremis, avec 5 victoires, 3 nuls et 2 défaites lors des 10 dernières journées.

La saison suivante, Dupraz stabilise à nouveau Toulouse dans l'élite, à la 13e place, avant d'être remercié à la moitié de la saison 2017-2018, en raison d'un bilan insuffisant de 5 victoires, 5 nuls et 12 défaites. Aujourd'hui, l'ex-technicien d'Évian-Thonon-Gaillard (de 2012 à 2015) fait partie des noms évoqués pour succéder à Claude Puel à la tête de Saint-Étienne. lire aussi Julien Sablé assurera l'intérim sur le banc de Saint-Étienne à Reims Ils sont descendus David Linarès (Dijon), en 2020-2021 « J'ai bien conscience de la difficulté du challenge. » Au service de Dijon depuis 2005, David Linarès prend la succession d'un autre ancien habitué du club bourguignon, Stéphane Jobard, pour relever une situation sportive déclinante en Ligue 1. Le DFCO flirte dangereusement avec la zone rouge depuis deux saisons, et n'a remporté aucune de ses 9 premières rencontres en 2020-2021 (3 nuls, 6 défaites).

Linarès ne réussit pas à relancer la machine. Le club a été très largement diminué l'été précédent, que ce soit en coulisses, avec notamment le départ du directeur sportif Sébastien Larcier pour Angers, ou sur le terrain. Des cadres tels que Florent Balmont, Romain Amalfitano, Alfred Gomis, Nayef Aguerd, Alex Runarsson ou encore Julio Tavares, partent, et leurs remplaçants (Roger Assalé, Moussa Konaté, Alex Dobre, etc.) tardent à convaincre. Dijon enchaîne une série de 12 défaites d'affilée, entre le 27 janvier et le 11 avril. Le nouvel entraîneur ne peut empêcher la faillite sportive des Bourguignons, qui ne glaneront que 21 points dans toute la saison, avec seulement 4 victoires et 9 nuls. Jocelyn Gourvennec (Guingamp), en 2018-2019 Un retour raté avec son ex. Au cours d'une belle idylle de 2010 à 2016, Jocelyn Gourvennec a connu une ascension fulgurante à la tête de Guingamp, passant du National aux joutes de la Ligue Europa, en 2014-2015, après avoir glané la Coupe de France la saison précédente. Mais, deux ans plus tard, le Brestois ne va cette fois-ci pas réussir à sauver le club costarmoricain de la descente. Malgré certains bons coups, comme l'élimination surprise du PSG au Parc des Princes (2-1) en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, Guingamp ne va pas sortir une seule fois la tête de la zone de relégation de toute la saison. Combatif, l'En Avant rendra les armes au soir de la 36e journée, après son nul chez le voisin rennais (1-1). Marcus Thuram aura notamment manqué le but de la victoire sur penalty dans le temps additionnel. Comme un symbole.

Cet été, Gourvennec a refusé une approche de Guingamp, toujours en Ligue 2, pour s'engager avec Lille. Frédéric Hantz (Metz), en 2017-2018 Pour ce qui est à l'heure actuelle sa dernière expérience sur un banc de Ligue 1, Frédéric Hantz n'avait pas réussi à sauver Metz en 2018. Le Ruthénois arrive chez les Grenats à la fin du mois d'octobre 2017. Metz vient alors de perdre 10 de ses 11 premiers matches de Championnat, sous les ordres de Philippe Hinschberger. Hantz va devoir attendre 8 journées pour décrocher son premier succès (3-1), à Montpellier. Les Mosellans vont alors y croire, démarrant un cycle positif de 3 victoires, 1 nul et 1 défaite en Ligue 1 par la suite. Mais un nouveau passage à vide de 9 matches sans succès (4 nuls, 5 défaites) enterre définitivement les espoirs du FCM.

L'ancien entraîneur du Mans (de 2004 à 2007) partira à l'issue de la saison. Après un cours passage à Al-Khor, au Qatar, la saison dernière, il fait partie, tout comme Pascal Dupraz, de la « short-list » des dirigeants stéphanois pour la succession de Claude Puel.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles