Foot - L1 - Face à Nîmes, les attaquants d'Angers veulent renouer avec l'efficacité

L'Equipe.fr
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Le SCO, qui reste sur 3 défaites, est en panne d'efficacité offensive. Ses attaquants de pointe Loïs Diony et Stéphane Bahoken (forfait contre Nîmes, ce dimanche à 15 heures) n'ont toujours pas marqué en 2021.

Compteur bloqué à 30 points depuis trois matches, Angers cherche la marche avant et ses attaquants à marquer devant. En ce début d'année 2021, Stéphane Bahoken et Loïs Diony n'ont toujours pas trouvé le chemin des filets. Ce n'est pas faute de se procurer des occasions, mais l'efficacité ou la réussite ne sont pas au rendez-vous, à l'image de cette tête plongeante à bout portant de Diony repoussée d'un réflexe du pied par Keylor Navas face au PSG (0-1, le 16 janvier) ou de cette volée du droit de Bahoken s'écrasant sur un poteau à Bordeaux (1-2, le 24 janvier).

« Ça fait partie d'une saison, note, fataliste, Stéphane Moulin. On ne peut pas dire qu'on a une réussite insolente en ce moment. Ça ne rigole pas trop » Meilleur buteur du SCO (5 buts), Bahoken, qui s'était offert un doublé à Nîmes à l'aller (5-1, le 8 novembre) est forfait pour les retrouvailles avec les Crocos. Victime d'une lésion musculaire à un mollet, il laissera la place en pointe à Diony, qui avait marqué aux Costières son premier but sous ses nouvelles couleurs, sur penalty. « Contre Nîmes, on avait fait un match complet, assure l'ancien Stéphanois. Quand tu mets 5 buts, c'est que tu as été très efficace. Si on peut faire la même chose dimanche, ce sera parfait. »

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Mais, pour le staff angevin, cette rencontre face à la lanterne rouge du Championnat, a tout du match piège. « Ce serait présomptueux de dire que Nîmes est l'adversaire idéal pour se relancer, prévient Patrice Sauvaget, l'entraîneur adjoint en charge des attaquants. Ils viennent de remporter une victoire méritée à Marseille (2-1, le 16 janvier)après avoir donné du fil à retordre à Lille (0-1, le 9 janvier). »

Si Diony, qui n'a plus marqué depuis son but face à l'OM (2-1, le 23 décembre), est toujours en chasse de son 3e but de la saison, l'attaquant de 28 ans ne s'inquiète pas. « Il n'y a pas de doute à avoir, balaie-t-il. Le coach a souligné qu'on était un peu moins en réussite. À nous de rectifier le tir. » D'autant que, dans le jeu, le SCO a fait mieux que rivaliser avec le PSG ou Bordeaux. Angers a ainsi tiré autant de fois au but que Paris (11) et dominé les Girondins (15 tirs contre 7). « Ce serait rageant si on ne tentait pas le moindre tir. Or là, quand tu sais que tu vas commencer le match, 8 fois sur 10, tu sais que tu vas avoir au moins une occasion, poursuit Diony. Après, c'est à toi d'être concentré sur cette occasion pour la mettre au fond. »

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« Notre rôle, insiste Sauvaget, c'est surtout de leur montrer de la confiance. Ce n'est pas parce qu'ils ont une période un peu plus difficile en termes d'efficacité que leurs qualités ont disparu du jour au lendemain. Ça fait partie des aléas d'une saison. À un autre niveau, on a critiqué Kylian Mbappé il y a très peu de temps car il ne marquait plus. Il a remis les pendules à l'heure lors de la dernière journée contre Montpellier (4-0, le 22 janvier). »

Arrivé le 10 septembre, à court de préparation, après une saison mitigée à Saint-Étienne, où il avait fini dans « le loft », et un accident de VTT, Diony s'est refait une santé physique et morale en Anjou, alternant entrées en jeu (12) et titularisations (7). « Le fait de retrouver les terrains et d'enchaîner les matches tous les week-ends, ça permet de s'exprimer et de retrouver ses sensations, ce que j'avais perdu à Saint-Étienne, apprécie l'attaquant. Au SCO, il y a une vraie touche technique. Avant d'arriver ici, je savais que Thomas Mangani avait une patte de velours mais j'ai vraiment découvert Angelo Fulgini, un top joueur du Championnat. Pour un attaquant, c'est un plaisir d'évoluer à leurs côtés. »

Un plaisir qu'il aimerait partager de temps en temps avec... une deuxième pointe. « Le seul point où je suis un peu dégoûté, c'est que l'attaquant titulaire sort toujours vers la 60e, 65e minute. Le coach fait peut-être ça dans un souci de donner du temps de jeu à l'un et à l'autre mais quand tu te sens bien et que tu sors, ça fait mal. Le coach n'a jamais essayé de nous aligner ensemble, ça pourrait être super. »