Foot - L1 - Le FC Metz n'y arrive plus chez lui en Ligue 1

L'Equipe.fr
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En s'inclinant samedi face à Rennes (1-3), en Ligue 1, le FC Metz a subi sa troisième défaite de suite à domicile et a perdu du terrain dans la course à l'Europe pour laquelle il n'est de toute façon pas programmé. « Il reste deux mois de compétition et c'était la première fois depuis mon retour (en octobre) que je devais effectuer des choix sportifs », a estimé Frédéric Antonetti, l'entraîneur de Metz, confronté auparavant à une interminable litanie de blessures et de suspensions. « Excepté pour le poste de latéral gauche, où il y a une vraie compétition (entre Thomas Delaine et Matthieu Udol), je ne sais pas, du coup, comment mon groupe vit la concurrence. Cela sera intéressant à observer. » lire aussi La 30e journée de Ligue 1 En attendant, le fait d'avoir davantage de choix, par exemple au milieu - où le technicien lorrain a expliqué avoir titularisé l'expérimenté Vincent Pajot (30 ans), plutôt que le jeunot Pape Matar Sarr (18 ans) pour « mettre davantage de force et de densité » - n'a pas vraiment réussi à son équipe, samedi, puisqu'elle s'est inclinée (1-3) à domicile contre Rennes. Il s'agit de la troisième défaite messine de suite à Saint-Symphorien, après celles subies dans le derby du Grand Est contre Strasbourg (1-2, le 14 février) et face à Angers (0-1, le 3 mars). Actuellement, c'est donc à l'extérieur que les Grenats prennent des points (ils en ont glané sept sur neuf en s'imposant à Nice 2-1, 21 février et à Bordeaux, 2-1, le 27, puis en ramenant un nul de Lens, 2-2, le 14 mars). lire aussi Le classement de Ligue 1 Frédéric Antonetti, entraîneur de Metz « Quand on parvient à ce niveau, le plus dur, c'est d'y rester » Certes, le huis clos forcé, dû au coronavirus, atténue un peu la peine de leurs supporters. Mais sachant qu'ils doivent encore recevoir d'ici la fin Lille, le vendredi 9 avril (une programmation qui hérisse au plus haut point le coach), le PSG, le 25 avril et Marseille le 23 mai (en plus de Nîmes le 9 mai), il faudra qu'ils haussent leur niveau de plusieurs crans pour espérer se mêler à la lutte pour les places européennes jusqu'au bout. « C'est toujours embêtant de perdre des matches, que ce soit à domicile ou à l'extérieur » a reconnu Antonetti. « Mais il faut surtout analyser comment on les perd. Contre Rennes, je n'ai rien à reprocher aux joueurs dans l'investissement, l'engagement et l'envie, mais on n'a pas eu la subtilité technique pour faire la différence. » Cela a été particulièrement criant à onze contre dix, pendant presque toute la seconde période (après l'expulsion de Jérémy Doku, 50e). « Quand on parvient à ce niveau, le plus dur c'est d'y rester. Les joueurs en ont envie, mais par rapport à des équipes comme Rennes, il nous manque un petit morceau et c'est la qualité technique. On doit travailler tous les jours pour progresser dans ce domaine. » Et ce, sans pression, car l'objectif initial, consistant à obtenir le maintien sans trembler, a déjà été largement rempli.