Foot - L1 - Ligue 1 : 5 scénarios pour la lutte pour le maintien à six journées de la fin

L'Equipe.fr

L'historique du Championnat à six journées de la fin suggère plusieurs conclusions possibles à la lutte pour le maintien qui reprend ce week-end. Alors que le dernier n'est qu'à trois points du maintien, voici cinq scénarios tirés d'un passé récent.Comme en 2000 ? (le maintien à la différence de buts) Après 32 journées, le premier non relégable (Nancy) et le barragiste (Lorient) comptent le même nombre de points (31). Si le Championnat s'arrêtait là, c'est donc la différence de buts qui sauverait le club lorrain (-17) et enverrait les Morbihannais (-25) affronter le 3e de Ligue 2 (Strasbourg à ce stade). En réalité, le scénario d'une égalité de points entre le 17e et le 18e au soir de la dernière journée n'est pas le plus probable. L'historique des classements montre en effet que le maintien se joue très rarement à la différence de buts. La dernière fois, c'était lors de la saison 1999-2000. Cette année-là, Marseille s'était sauvé au bénéfice d'un écart de seulement deux unités avec Nancy.A l'époque, l'entraîneur de l'OM n'était autre que Bernard Casoni, à nouveau à la lutte cette saison sur le banc du FC Lorient. Mais cette fois, si le maintien et/ou le barrage se jouaient à la différence de buts le 20 mai prochain, c'est Dijon, actuel 19e, qui aurait des chances d'être le mieux placé. Le DFCO dispose en effet pour l'instant d'un net avantage sur ce critère sur ses rivaux directs (- 10).Comme en 2014 ? (le 19e se hisse à la 18e place) En 2014, les trois derniers après la 32e journée (Valenciennes, Sochaux et AC Ajaccio) étaient les mêmes en fin de saison, à la différence près que le 18e avait changé d'identité : Sochaux avait en effet doublé Valenciennes, malgré deux points de retard, soit exactement la même différence qu'entre Dijon et Lorient. S'il n'avait pas suffi à l'époque aux Doubistes, battus lors de la 38e journée par l'Evian-TG à domicile (3-0), ce scénario permettrait cette saison à un Dijon un rang plus haut de disputer le barrage et de garder l'espoir de se maintenir.Comme en 2013 ? (statu quo à la fin de la saison) Le cas de 2014 - les trois derniers sont les mêmes à six journées de la fin et au terme de la saison - s'est reproduit à trois reprises ces dix dernières années, en 2007 (Troyes, Sedan, Nantes), en 2010 (Le Mans, Boulogne, Grenoble) et en 2013 (Nancy, Troyes, Brest). Le statu quo entre le classement de la 32e journée et de la 38e n'est donc pas si rare. Mais surtout lorsque le trio de queue est déjà décroché. C'était le cas en 2010 (10 points de retard sur le premier non relégable), en 2014 (6) et, dans une moindre mesure, en 2007 (3). La saison 2012-2013 (le 18e, Troyes n'avait qu'un point de retard sur le 17e, Sochaux) se rapproche le plus de la présente saison (égalité de points).Comme en 2012 ? (deux relégables sur trois se sauvent) La situation la plus fréquente dans la dernière décennie mettra du baume au coeur des trois derniers actuels : dans six cas sur dix, en effet, au moins l'un des relégables s'est sauvé dans les six dernières journées. Toulouse l'a même fait deux années de suite, en 2015 et, la saison dernière, en comblant un retard historique de 10 points après 28 journées. A l'aube de la 33e levée, le TFC était encore à quatre longueurs du Stade de Reims, finalement condamné.Les autres rescapés des dix dernières années ont signé des "remontadas" plus modestes : le PSG en 2008 (aux dépens de Lens), Saint-Etienne en 2009 (Nantes) et Caen en 2010 (Monaco). En 2012, Sochaux et l'AC Ajaccio, respectivement 18e et 19e après la 32e journée, avaient échappé au couperet main dans la main, remplacés dans l'ascenseur par Caen (15e) et Dijon (16e). Cette année-là, six clubs se tenaient en 1 point entre la 14e et la 19e place avant le dernier sprint.Comme... jamais ? (le dernier se sauve) Le classement en bas de tableau n'est pas aussi serré cette année qu'en 2012 mais tout le monde est concerné puisque le 20e, Bastia, n'est qu'à trois points du maintien automatique comme du barrage. Pour retrouver un écart aussi faible entre le 17e et le dernier après 32 journées, il faut remonter à la saison 1990-1991 où deux points seulement séparaient Toulon de Rennes. Mais quel que soit l'écart, il n'existe aucun exemple de club 20e à six journées de la fin qui a terminé 17e ou mieux dans les saisons à 20 clubs disputées depuis 1932.

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