Foot - L1 - Ligue 1 : une défaite par six buts d'écart est-elle synonyme de relégation en fin de saison ?

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Sèchement battu par les Girondins de Bordeaux mardi soir (6-0), le Nîmes Olympique commence à s'enliser dans les profondeurs du classement. Lors des dix dernières années, treize autres rencontres ont accouché d'un revers par six buts d'écart (ou plus) dans le Championnat de France. Sans pour autant condamner les équipes concernées. « On a été mauvais, très mauvais, très très mauvais. L'équipe a sombré, j'espère qu'elle a touché le fond, qu'il n'y a pas plus bas. »Après la raclée reçue à Bordeaux (0-6), mardi soir, lors de la 16e journée de Ligue 1, Bernard Blaquart a pris des airs fatalistes en conférence de presse. Nîmes, actuel 19e du Championnat à trois points du premier non relégable, est clairement menacé par une descente en Ligue 2 en fin de saison. Ces dernières années, plusieurs victimes de scores fleuves (six buts d'écart ou plus) n'y ont d'ailleurs pas échappé. Le classement du Ligue 1 Depuis 2009-2010, 14 rencontres de Ligue 1 se sont conclues sur un score d'au moins six buts d'écart. Il y en a déjà eu deux cette saison : Bordeaux-Nîmes, donc, et le Lyon-Angers (6-0) du 16 août, pour la deuxième sortie officielle de Sylvinho. Il n'y a pas eu la moindre raclée du genre entre 2009-2010 et 2013-2014, le reste des matches étant donc concentré entre les exercices 2014-2015 et 2018-2019. Le changement de dimension du Paris Saint-Germain fut le principal catalyseur de cette augmentation, le club de la capitale étant responsable de sept des douze corrections restantes. Pêle-mêle, on se souvient notamment du mémorable 9-0 infligé par les Parisiens à Troyes le 13 mars 2016, la plus large victoire à l'extérieur de l'histoire de la Ligue 1 ; ou, plus récemment, du carton des joueurs de Thomas Tuchel face à Guingamp (9-0 aussi), le 19 janvier dernier au Parc des Princes, dix jours après l'élimination en Coupe de la Ligue face à ces mêmes Bretons (1-2). L'En Avant est d'ailleurs l'équipe ayant le plus souvent subi une défaite aussi large lors des dix dernières années, deux fois victime du PSG (6-0 le 8 mai 2015 et donc 9-0) et une fois de l'AS Monaco (6-0 le 4 novembre 2017). Ces larges revers constituent forcément un violent coup derrière la tête. S'agit-il pour autant d'une promesse de descente ? Pas vraiment. Si on compare les trois saisons de l'EAG évoquées précédemment, les Costarmoricains n'ont été relégués qu'une seule fois, en 2018-2019, finissant lanterne rouge. Ils avaient terminé à la 16e place en 2014-2015 puis à la 12e place en 2017-2018. Au total, entre 2014-2015 et 2018-2019, onze équipes étaient potentiellement « menacées » suite à des défaites par six buts ou plus. Finalement, seules trois ont échoué dans la zone rouge : Troyes en 2015-2016, Nancy en 2016-2017 et donc Guingamp en mai dernier. « Il n'y a pas de conclusions à tirer sur un seul match, confirme laconiquement Ludovic Blas, qui a vécu les déroutes guingampaises face à Paris en 2019 et Monaco en 2017. Ces défaites ne nous condamnent pas. Surtout face au PSG, contre qui ce n'est jamais dramatique de perdre. » Le milieu nantais prend l'exemple de Dijon, « qui prend 8-0 contre Paris début 2018 sans vraiment craindre de descendre ». Cette saison-là, le DFCO subira d'ailleurs deux autres roustes de moindre ampleur - deux fois 4-0, face à Guingamp puis Monaco -, mais finira pourtant 11e de Ligue 1. Ludovic Blas, ancien joueur de Guingamp et milieu du FC Nantes Si l'équipe va mal, cela rend forcément les choses plus difficiles L'impact de ces défaites reste difficilement quantifiable. La fessée reçue par Monaco (7-1), alors deuxième de Ligue 1, à Paris en avril 2018, n'invitait évidemment pas le Rocher à descendre en Ligue 2. Lors de la victoire du PSG à Troyes (0-9), mentionnée plus tôt, l'ESTAC était presque déjà condamnée. En revanche, une lourde défaite pour une équipe exposée à une situation précaire peut laisser des traces, à l'image des futurs relégués Nancy (alors 19e), battu à Monaco (6-0) en novembre 2016 ou, encore une fois, Guingamp (alors 20e), défait à Paris en janvier 2019 (9-0). A contrario, Dijon était bien ancré à la neuvième place avant le 8-0 encaissé au Parc des Princes. Les résultats de la 16e journée de Ligue 1 Pour le Nîmes Olympique, la situation n'était déjà pas idylle avant de subir la furia bordelaise (6-0) mardi soir. Les Crocos, avant-derniers du classement, n'ont plus gagné en Ligue 1 depuis la sixième journée et la réception de Toulouse (1-0), le 21 septembre. « Prendre six buts ne change rien, répète Ludovic Blas. L'essentiel est de rester solide mentalement. Mais si l'équipe va mal, cela rend forcément les choses plus difficiles. » Dans cette Ligue 1 compacte, les Nîmois, loin d'être lâchés par les équipes qui les précédent, peuvent toujours se raccrocher au vieil adage : mieux vaut perdre une fois 6-0 que six fois 1-0.

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