Foot - L1 - Lille - Christophe Galtier (Lille) : « J'ai préféré occulter le débriefing de l'Ajax »

L'Equipe.fr
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L'entraîneur lillois Christophe Galtier, qui a vu son groupe marqué vendredi matin après la défaite en C3 (1-2), a préféré se concentrer sur le déplacement à Lorient, dimanche (17 heures). « Peut-on faire un point sur le groupe qui se déplace à Lorient dimanche ?
Burak (Yilmaz, mollet) n'est pas apte pour ce déplacement. Sinon, je dispose de la totalité de mon effectif. Reinildo ? C'était en fait une crampe (il était sorti à la 80e minute contre l'Ajax, jeudi). On avait la crainte que ce soit un incident musculaire mais quand il est venu sur le banc, il nous a expliqué que c'était une crampe sur son dernier tacle. Il est opérationnel à 100 %. Vous aviez archi-dominé Lorient à l'aller (4-0). On imagine que vous vous attendez à un tout autre match...
Ce sera totalement différent. En dehors de la dynamique, il y avait le Lorient de début de saison, avec un plan de jeu clairement identifié, un 4-4-2 classique, avec un Lorient entre guillemet et avec beaucoup de respect, un peu en apprentissage de la L1. Celui d'aujourd'hui, ce n'est plus le même. Sur les cinq derniers matches, c'est trois victoires et deux nuls. Ils sont arrivés à battre Paris (3-2), fait nul à Rennes, ils ont fait un très bon match à Monaco, qui n'a égalisé que dans les dernières secondes. Ils ont pris le rythme de la L1, avec aussi un changement d'organisation, du 4-4-2 au 5-4-1. Ils ont une projection rapide vers l'avant. On sera très loin de ce qu'on a connu à l'aller. Yusuf Yazici avait brillé à l'aller contre les Bretons. Jeudi, il a totalement raté son match et est allé directement au vestiaire à sa sortie...
On a raté notre match. Yusuf est un garçon intelligent, avec une forte personnalité et du caractère. Il doit être comme nous tous de ce qu'on a fait face à l'Ajax (1-2). Et quand un joueur a une énorme frustration, je préfère qu'il aille la passer dans le vestiaire. Il est allé évacuer et il est revenu quatre minutes après, habillé, et a salué tout le banc. Il n'y a jamais un joueur qui est content de sortir, surtout quand on ne fait pas un bon match. Moi aussi j'ai été interpellé par le fait qu'il rentre au vestiaire, mais j'ai apprécié énormément qu'il soit vite revenu. « On s'aperçoit que les équipes que l'on joue nous donnent de moins en moins d'espace. Et s'il y a un moment où l'adversaire peut vous donner des espaces, c'est quand lui a le ballon » Avez-vous débriefé la défaite contre les Néerlandais ?
Il y avait une grosse attente de tout le monde sur ce match. Et évidemment qu'il y a une grosse déception collective et individuelle. J'ai préféré ne pas revenir sur le match et se projeter sur ce qui va nous attendre à Lorient, ce qui est notre quotidien, le Championnat. En sachant qu'on est sur une bonne dynamique mais comme nos concurrents. On y reviendra à coup sûr après Lorient. lire aussi L'attitude de Lille contre l'Ajax en Ligue Europa interpelle Pourquoi avoir changé d'avis par rapport à jeudi ? À chaud, les choses peuvent être mal interprétées et j'ai vu mon groupe très marqué vendredi matin. Quand je le vois marqué, c'est qu'il était conscient, avec l'idée qu'on voulait faire quelque chose, du coup j'ai préféré occulter le classique débriefing d'après-match. En 2021, vous marquez beaucoup sur des erreurs adverses. C'est parce que vous les provoquez ?
On s'aperçoit que les équipes que l'on joue nous donnent de moins en moins d'espace. Et s'il y a un moment où l'adversaire peut vous donner des espaces, c'est quand lui a le ballon. L'équipe est ouverte, se met dans des dispositions pour faire des ressorties de balle. Depuis janvier 2020, on a énormément travaillé sur cela, sur le fait de défendre en avançant, de contrarier le plus rapidement possible les sorties de balle de l'adversaire. Mais ce n'est pas spécialement lié à nous. Hier (vendredi) les trois buts lyonnais (à Brest, 3-2) sont liés à des pertes de balle très rapides de l'adversaire. Il y a des équipes - Paris, Manchester City - fortes avec le ballon avec leurs grands joueurs à la fois très forts à la récupération mais aussi face à un bloc bas, car il y a de la qualité individuelle, de maîtrise technique, de l'expérience, de présence dans la surface. Mais vous avez aussi des grandes équipes européennes, comme l'Atlético de Madrid, qui font en sorte de pousser l'adversaire à la faute sur phase initiale pour créer rapidement un déséquilibre. lire aussi Calendrier et résultats de la Ligue 1 Le LOSC 2011, il y avait de la maîtrise technique, de la possession, mais qu'est-ce qu'ils étaient forts dans la transition ! Je me rappelle avoir préparé un match ici et avoir dit à mes joueurs (de Saint-Etienne), on sera en danger à chaque fois qu'on aura le ballon. »