Foot - L1 - Lille - Christophe Galtier (Lille) : « On n'est pas moins bien »

L'Equipe.fr
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Toujours invaincu avant la réception de Lyon, dimanche (21 heures), le LOSC vient néanmoins de concéder deux matches nuls face à Nice et au Celtic. Ce qui n'inquiète pas son entraîneur. Les deux matches nuls concédés par votre équipe contre Nice (1-1) et le Celtic (2-2) sont-ils le reflet d'une baisse dans la qualité de votre jeu ?
Non, je ne pense pas. On n'est pas moins bien. Il y avait de la qualité chez nos adversaires et cela a joué. On a fait un bon match contre Nice, qui sortait d'une lourde défaite en Coupe d'Europe (2-6, à Leverkusen). Contre le Celtic, on a été mené 2-0 à la mi-temps. On a manqué de dynamisme et de vitesse dans notre jeu et on a pris deux buts sur deux six mètres : le premier car notre positionnement n'était pas bon sur le six mètres des Écossais. Et le deuxième sur un six mètres parti de chez nous, sur lequel on a raté un deuxième ballon. Mais notre réaction a été très bonne en seconde période. Alors, non, je ne peux pas dire qu'on est moins bien. Demain (dimanche) aussi, on aura un adversaire de grande qualité. On devra hausser notre niveau de jeu et insister sur des détails. Corriger nos erreurs et bien analyser le jeu de l'adversaire. « Il faut être vigilant sur les contres lyonnais, il y a une telle qualité dans cette équipe ; ça ne pardonne pas » Justement, que pensez-vous de cette équipe de Lyon, très dangereuse en contre-attaque ?
Monaco (battu 4-1, dimanche dernier) avait fait une bonne entame mais il s'est fait contrer. Il faut être vigilant sur les contres lyonnais, il y a une telle qualité dans cette équipe ; ça ne pardonne pas. Mais je prépare l'équipe à jouer notre jeu. Il faudra être vigilant et ne pas s'exposer à leurs contres. Mais Lyon jouera-t-il de la même façon que contre Monaco ? Rudi Garcia avait fait une belle analyse du jeu de l'ASM et l'OL l'a sanctionnée sur son point faible. Faut-il changer notre manière de jouer ? Non. Les joueurs ont des repères. Il faudra juste trouver le juste équilibre pour éviter d'être en déséquilibre. lire aussi Ligue 1 : le calendrier de la 9e journée Vous avez pris deux buts contre le Celtic alors que José Fonte était au repos : cela veut-il dire que le LOSC défend moins bien sans lui ?
José ne peut pas jouer tous les matches. Mais je ne peux pas accabler Adama (Soumaoro, pour son erreur). Avec deux ou trois matches de plus, il aurait fait le bon choix. Il n'a pas beaucoup joué en Italie (il avait été prêté au Genoa, lors du premier semestre 2020), puis il a été en instance de départ, puis mis à l'isolement, à cause du Covid. Avec plus de temps de jeu, Adama et Djalo saisiront les opportunités. De toute façon, Sven (Botman) et José (Fonte) ne pourront pas tout jouer. Je dois préparer ceux qui vont les remplacer. Cela a été très dur pour eux car ils n'ont pas joué, c'est difficile de trouver des repères. « On a les mêmes objectifs avec Burak (Ylmaz) pour Jonathan (David) : le travail, le travail, le travail » Faut-il tirer le signal d'alarme concernant les contre-performances de Jonathan David ?
Je serai très dur avec lui s'il n'était pas investi, mais il l'est. Il est en manque de réussite, c'est une évidence. Comment faire pour changer les choses ? En lui faisant démarrer des matches, en le faisant entrer. S'il avait marqué ce penalty (contre le Celtic), cela aurait été bien pour l'équipe et très bien pour lui. Il me montre tous les jours un réel investissement. Il faut continuer et se réfugier dans le travail. lire aussi Le classement de Ligue 1 Avez-vous connu des joueurs qui ont eu les mêmes difficultés dans votre carrière ? Et comment les résoudre ?
L'année où (Pierre-Emerick) Aubameyang nous avait été prêté à Saint-Étienne (2010-2011), il a eu quatre ou cinq mois difficiles avec nous. Avec le soutien de mes présidents, on lui avait fait confiance et les choses se sont améliorées. Comment j'avais fait ? Quand les choses ne vont pas, il faut essayer et entreprendre, être présent dans la surface de réparation. Et puis le joueur ne doit pas sentir le regard de ses partenaires sur ses épaules Il est très important qu'il ait le soutien de tout le monde. J'ai eu une discussion avec Burak (Ylmaz) récemment à propos de Jonathand. Burak a 35 ans et il est passé lui aussi par des périodes difficiles, on a les mêmes objectifs avec Burak pour Jonathan : le travail, le travail, le travail.