Foot - L1 - Lille - Christophe Galtier, entraîneur du LOSC, avant le match à Nîmes : « Je n'ai pas de doute sur leur réaction »

L'Equipe.fr
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L'entraîneur du LOSC Christophe Galtier attend un réveil de ses joueurs, ce samedi à Nîmes, trois jours après une défaite contre Angers qui n'est toujours pas digérée. « Pouvez-vous faire un point sur votre effectif ?
On va bénéficier du retour de Renato Sanches (absent depuis novembre pour une lésion à une cuisse). Cette fois, c'est bon. J'avais décidé de ne pas prendre de risques contre Angers (1-2, mercredi) car il avait eu une courte semaine de travail en rentrant des fêtes. Comme Luiz (Araujo), Yusuf Yazici, qui est toujours en Turquie, suit le protocole sanitaire du Covid. Il va rentrer bientôt, il va bien. Luiz va beaucoup mieux aussi et va travailler seul à Luchin demain (samedi). Jérémy Pied (cuisse) et Zeki Celik (mollet) sont forfait. Adama (Soumaoro) est actuellement en Italie, où il discute des conditions d'un transfert à Bologne. J'espère récupérer Zeki (Celik) contre Reims (20e journée) mais je crois que ce sera plus certainement contre Rennes (21e journée). lire aussi Renato Sanches raconté par ses ex-entraîneurs Avec toutes ces absences en défense, cela commence à devenir limite dans ce secteur de jeu, non ?
Mes deux spécialistes au poste de latéral droit (Celik et Pied) sont absents depuis quelques matches. J'ai l'option Djalo à ce poste (titulaire décevant contre Angers) mais j'ai aussi l'option d'un arrière gauche à droite ou d'un joueur offensif qui descendrait au poste de latéral droit, j'envisage aussi bien Reinildo que Tim (Weah) comme autres options. Comment avez-vous senti vos joueurs après la défaite contre Angers ?
J'espère qu'ils ont été autant secoués que moi de les avoir vu fournir aussi peu d'efforts durant ce match. Il y a des raisons bien sûr mais on ne peut pas toujours se réfugier derrière des raisons. J'espère qu'ils seront sensibles au discours du lendemain. Il faudra montrer un visage plus séduisant demain (samedi) à Nîmes. Christophe Galtier « On a été très en dessous de ce qu'on produit d'habitude dans le domaine athlétique » Quelle a été la teneur de votre discours depuis deux jours ?
Quand on est aussi ambitieux qu'on le prétend, on ne peut pas avoir moins d'investissement d'un match à l'autre. Or, toutes les études statistiques et les datas qu'on a étudiées sur ce match ont confirmé l'impression visuelle durant le match. On a été très en dessous de ce qu'on produit d'habitude dans le domaine athlétique. C'était une première cette saison. On a moins couru que l'adversaire, effectué moins de sprints et de courses à haute intensité. Vous aviez chuté à Brest (2-3), il y a deux mois, dans des circonstances similaires, juste avant une trêve internationale qui vous avait remis dans le bain. Préférez-vous pouvoir enchaîner cette fois ?
La défaite à Brest était intervenue au bout d'une très longue série de matches et trois jours après un exploit à Milan (victoire 3-0 contre l'AC Milan, en Ligue Europa). Là, je préfère qu'on rejoue tout de suite, même si l'effectif est plus diminué. Je veux pouvoir voir la capacité de réaction du groupe à trois jours d'intervalle. lire aussi Benjamin André: « n avait la tête à l'envers » Vous ne serez probablement pas champion d'automne. Était-ce un objectif que les joueurs s'étaient fixés ?
Je n'en ai pas entendu parler dans le vestiaire. Là, on est plus sur la déception d'avoir perdu et de ne plus être coleader. Mais comme je l'ai dit, il faudra attendre samedi soir 23h pour faire le bilan de la phase aller et voir les incidences au classement de notre défaite contre Angers. Nîmes est une équipe qui ne va pas bien en ce moment...
De toute façon, tous les matches peuvent être un problème si on ne les aborde pas bien : si on aborde Nîmes comme Angers, on sera en grosse difficulté. Il faudra un investissement individuel de chaque joueur supérieur. Christophe Galtier « Les jours de vacances supplémentaires? Si c'était à refaire, je ne le referais pas » Avec du recul, quatre séances d'entraînement pour préparer le match d'Angers, était-ce trop peu ?
C'est un débat, en effet... Si c'était à refaire, je ne le referais pas (de donner aux joueurs deux jours de vacances supplémentaires), mais comment ne pas céder à la demande des joueurs quand ils ont fait une série de 23 matches avec seulement deux défaites (Brest et le Celtic Glasgow, en Ligue Europa) ? La prochaine fois que cette question se reposera de la même façon, peut-être à la fin de la série qui nous attend de fin janvier à fin février, et que des joueurs me demanderont des jours de repos supplémentaires, eh bien je ne rentrerai pas dans le vestiaire à la fin du match (comme il l'avait fait à Montpellier, après le succès 3-2 du 23 décembre). Avant le match, en conférence de presse, vous aviez pourtant l'air confiant. Vous n'aviez pas vu venir ce risque de ne pas être à la hauteur de la reprise?
Les séances s'étaient bien déroulées. L'hygiène de vie des joueurs pendant les fêtes avait été bonne, il n'y avait pas eu d'excès. Mais on avait fait que quatre séances et c'est souvent la cinquième qui ressemble le plus à l'intensité d'un match. Mais c'est compliqué tout cela, après neuf jours de coupure, on n'appuie pas sur un bouton on-off pour faire repartir les joueurs. C'est sûr, il y eu du retard à l'allumage. Mais bon, j'avais senti que les joueurs avaient vraiment besoin de se déconnecter, les hôtels, les déplacements, l'isolement, la répétition des matches, jeudi-dimanche-jeudi-dimanche, la pression... J'avais estimé que 48 heures de plus leur ferait du bien pour être déconnectés. Le problème est qu'on n'a pas su se reconnecter. Christophe Galtier « Yilmaz peut-il enchaîner deux matches la même semaine? Il ne l'a jamais fait jusqu'à présent mais oui, il peut » Avez-vous un doute sur le fait qu'ils réagissent à Nîmes ?
Je ne suis pas dans le doute, on a 36 points et les joueurs ont montré qu'ils étaient capables de se surpasser. Je n'ai pas de doute, le groupe sera en réaction demain. Yilmaz peut-il jouer deux matches en trois jours?
Il ne l'a jamais fait jusqu'à présent mais, oui, il peut. On va voir. »