Foot - L1 - Lille - Christophe Galtier, entraîneur de Lille : « Ma nuit et ma journée ont été très difficiles »

L'Equipe.fr
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Interrogé ce mercredi soir sur la vente du club, Christophe Galtier, l'entraîneur de Lille, a fait part de son émotion, notamment au moment d'évoquer son président Gérard Lopez. La salle de conférence de presse du stade Gaston-Gérard résonnait de la musique provenant du vestiaire lillois, toujours leader de la Ligue 1 et à la fête après sa victoire contre Dijon (2-0), quand Christophe Galtier a dû aborder un thème moins joyeux, avec la vente du club et le départ quasiment acté de son président Gérard Lopez, avec lequel il entretient une relation très forte. « La semaine a été marquée par la vente du club. Vous y attendiez-vous ?
Ce n'est pas encore effectif. J'ai eu hier (mardi) Gérard Lopez, mon président, et ce soir (mercredi), c'était ma centième (à la tête de Lille en L1). C'était une victoire importante pour le club, et je lui dédie cette victoire, comme cette centième. C'est un homme avec lequel j'ai une relation forte sur le plan humain, et je ne parlerai pas au passé. Un homme avec lequel j'ai beaucoup échangé ces deux derniers jours, et notamment hier. Il m'a tenu informé de la situation hier soir, nous avons beaucoup parlé, quand il était possible de parler. Et ensuite, pour ne trahir personne, Olivier Létang m'a appelé aussi pour m'expliquer la situation. Vous en dire plus est très difficile, car depuis je n'ai plus d'échange. Je vous lis, je vous écoute, vous les médias, mais je n'ai pas plus d'informations que ça, si ce n'est qu'il me semble qu'il va y avoir une autre gouvernance. Je verrai avec mon prochain président, le prochain propriétaire du club, et je pense que cela va se faire rapidement, d'après ce que j'ai su, d'après ce que le président m'a dit. Les raisons, je ne les connais pas. Je voudrais ajouter que ça fait trois ans que je suis au club, trois ans que je collabore et que j'échange en permanence avec le président. Sur le plan humain, ma nuit et ma journée ont été très difficiles. C'est comme ça, c'est ma personnalité. Je sais aussi faire la part des choses, dès demain, j'aurai sûrement des discussions, je crois, avec Olivier Létang, qui va sûrement être nommé président. Nous échangerons et on préparera de manière très professionnelle le match de Paris puis celui de Montpellier. On parlera après sur le reste, j'écouterai et (il est coupé)... lire aussi Gérard Lopez confirme la vente prochaine de Lille à Merlyn Partners Êtes-vous intervenu auprès de votre groupe ?
Non. Je me suis posé la question ce matin (mercredi) en me levant, après avoir très peu dormi, si je devais intervenir. J'ai senti que le groupe était concentré et hermétique, je n'ai pas senti la nécessité de les informer de ce qu'il se passait et de mes discussions, qui restent bien sûr confidentielles, entre mon président Gérard Lopez et Olivier Létang. N'avez-vous pas le sentiment que cette situation peut complexifier la situation sportive, où tout va bien ?
C'est difficile. Il se passe ce qu'il se passe, il va y avoir un nouveau propriétaire, un nouveau président. Si c'est Olivier (Létang), il connaît le football. Je suis convaincu et persuadé qu'il va faire en sorte de ne rien chambouler dans l'organisation, et qu'on restera dans la lancée de ce qu'on a fait depuis quelques saisons. Après, je serai à l'écoute, à disposition, comme je l'ai toujours fait avec Gérard (Lopez) et Luis (Campos). Je serai à l'écoute du propriétaire et du président. « Je suis persuadé qu'avec ce groupe et l'envie du nouveau propriétaire et du nouveau président, nous allons continuer à réussir » C'est la fin d'une époque ?
Oui, évidemment. Mais quand il y a la fin d'une époque, de facto il y a une nouvelle époque. Il va y avoir une nouvelle ère, avec des gens qui ont envie de réussir. Je suis persuadé qu'avec ce groupe et l'envie du nouveau propriétaire et du nouveau président, nous allons continuer à réussir. Quand on est entraîneur, on est obligé de tourner la page ?
Je ne peux pas faire autrement, c'est comme ça. Dans quatre jours il y a un match. Il faut garder le cap, je dois être le garant de certains comportements, de certaines attitudes, de certains investissements. Mes longues conversations que j'ai eues hier avec monsieur Lopez font que je resterai pied au plancher, à fond, avec les nouveaux propriétaires et le nouveau président. Comment est Gérard Lopez ?
Il a fait preuve de beaucoup d'humilité. Je n'avais pas besoin de ce moment-là pour savoir que c'est un grand homme, très ouvert. (ému) Merci beaucoup, je vous laisse. » lire aussi Olivier Létang, dix mois en retrait