Foot - L1 - Lille piégé à Lorient avant de retrouver la Ligue des champions

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À quatre jours de son entrée en lice en Ligue des champions contre Wolfsburg, le champion lillois a confirmé son entame de Championnat poussive vendredi, en s'inclinant dans les dernières minutes sur la pelouse de Lorient (1-2). Il n'a pris que 5 points sur 15 possibles. Le match : Lille trop friable On ne sait pas si le LOSC a été mieux que moyen après la pause, quand il a enfin repoussé Lorient vers son but et s'est créé assez d'occasions pour inscrire un deuxième but. Au printemps dernier, ce temps fort aurait sans doute suffi. Mais là, les têtes de Botman sur corner ont atterri à côté (63e) puis sur le crâne de Nardi (72e) et la frappe de Yilmaz, décalé par David, tout juste entré en jeu, a fui le cadre (81e). Et comme la solidité défensive s'est évaporée cet été, cette seconde période plus convaincante n'a abouti sur rien. Au contraire, l'infernal Moffi (87e) est venu punir les errements nordistes à la réception d'un centre de Le Goff. Une juste récompense pour les Merlus, qui ont reculé après le repos mais auraient dû justement basculer à la pause avec un but d'avance, au moins. lire aussi La 5e journée de Ligue 1 Car c'est peu dire que la première période lilloise a été très poussive. Même après l'égalisation sur un penalty de Yilmaz que l'attaquant turc avait généreusement obtenu en se jetant dans les pieds de Laporte (25e), le, LOSC a étalé ses doutes et laissé le FC Lorient se procurer les meilleures occasions. lire aussi Le film de Lorient-Lille Outre le but de Laurienté, au terme d'une action où Moffi avait emporté trois défenseurs lillois sur quatre (7e), les Merlus ont créé du danger par Laurienté, encore (13e, 40e), et la demi-volée d'Igor Silva a buté sur Grbic (40e). Toujours selon le même schéma, ou presque : la puissance de Moffi, les déplacements de Laurienté et une arrière-garde lilloise déphasée un coup sur deux. À la mi-temps, donc, le score de parité était très bien payé pour le LOSC, qui a fini par régler l'addition en toute fin de match. Le fait : Angel Gomes l'a échappé belle, Lille aussi Quand Angel Gomes a été sanctionné d'une nouvelle faute devant la surface lorientaise (58e), Jocelyn Gourvennec s'est retourné vers son banc pour accélérer son remplacement : la semelle du milieu offensif anglais sur Laporte méritait un carton jaune et l'ancien joueur, averti à la 44e pour un geste similaire sur Abergel, avait échappé de peu à cette même sanction dans la foulée (45e). M. Turpin lui avait alors signifié verbalement qu'il avait grillé son joker, mais il n'a pas bien vu, apparemment, le geste qui a laissé Laporte quelques minutes au sol. lire aussi Le classement de Ligue 1 La sortie « opportune » d'Angel Gomes a peut-être évité au LOSC de finir la partie à dix. Ce fait de jeu a renforcé le Stade du Moustoir dans le sentiment que l'arbitrage a été plutôt favorable au champion de France en titre, ce vendredi soir. Il a accordé un penalty à Yilmaz, qui avait avant tout cherché à percuter les jambes de Laporte (25e). Mais il n'en a pas accordé un aux Merlus pour ce ballon dégagé par Yazici dans le bras de Fonte (45e+3). Dans ce deuxième cas, il avait plutôt raison. Dans le premier, il avait plutôt tort. Mais cela fait trois faits de jeu dans un même match jugés en faveur de la même équipe. Le joueur : Laurienté s'affirme Bien sûr, Armand Laurienté ne fait pas tout bien fait. Et, lorsqu'il a été remplacé par Grbic (81e), il venait d'adresser une passe trop molle vers Igor Silva après s'être brillamment retourné vers le but (77e). Une action comme un condensé des progrès que l'attaquant de 22 ans doit encore accomplir : en seconde période, sous l'effet de la fatigue, il a été moins efficace. lire aussi Laurienté et son art du coup franc Après son petit festival devant Djalo pour centrer en retrait vers Monconduit (49e), il a continué à montrer sa capacité à bien bouger sur la largeur et a été au coeur des meilleurs mouvements, mais il a manqué sa tête à la réception d'un centre de Mendes (70e). Sa première période, bonifiée par un but, son deuxième de la saison, a démontré qu'il avait les moyens d'assumer la lourde succession de Wissa, qui faisait la paire avec Moffi l'an passé : c'est lui qui s'est procuré les meilleures occasions, en collaboration avec son compère. Et si Moffi a mis le but vainqueur (87e), il était loin d'être seul devant, ce vendredi au Moustoir. Christophe Pelissier : « On va embêter beaucoup d'équipes »

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