Foot - L1 - L'OL optimiste d'un point de vue économique

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OL Groupe a communiqué lundi ses résultats pour les trois premiers mois de la saison en se félicitant d'une « nette reprise de l'activité » et de « perspectives favorables » après une saison de huis clos. Les principaux chiffres. Alors que l'Olympique lyonnais vit l'un de ses pires démarrages en Ligue 1 sur le plan comptable (19 points en 13 matches, 7e à 5 points du podium), son autre comptabilité (économique) est plutôt encourageante après les huis clos. OL groupe s'est félicité dans un communiqué, lundi en fin de journée, de la « nette reprise des activités liées au Groupama Stadium » au premier trimestre de la présente saison, soit la période couvrant juillet, août et septembre 2021. Globalement, si l'on prend en compte l'ensemble des activités du groupe, le tableau est plus nuancé, du moins à première vue. Le total du produit des activités d'OL Groupe est en baisse de 23 % à 77,9 M€ au 3e trimestre 2021 par rapport à la même période l'an dernier. Mais ce recul s'explique par la participation du club au Final 8 de la Ligue des champions dans cette période (7-23 août 2020), et aux droits TV calculés à l'époque sur la base du contrat Mediapro, dénoncé depuis. Sans ces éléments, les activités d'OL Groupe progressent de 7,6 M€ (+ 11 %). Elles partaient bien sûr de très bas en matière de billetterie et d'événements. Billetterie : +530 %, trading joueurs : -18 % La billetterie, après une saison sans public, affiche, sans surprise, une augmentation à trois chiffres (de 1,1 M€ à 7 M€, + 530 %). Il en va de même pour les « events », c'est-à-dire les visites et séminaires au stade ainsi que les grands événements (concerts...), autant d'activités quasiment inexistantes il y a un an. Cette ligne de revenus passe de 0,4 M€ à 1,9 M€, soit une progression de 365 %. Les autres revenus d'OL Groupe ont connu sur un an des évolutions variables. Progression pour le sponsoring (+ 3 %), le merchandising - grâce notamment au retour du public au stade (+ 26 %), et les droits TV, une fois annulés les effets du Final 8 de la C1 et du fiasco Mediapro (+ 135 %). Recul en revanche pour le « trading joueurs ». Les transferts sortants réalisés par l'OL ont baissé de 18 % sur un an, de 50,5 M€ au 3e trimestre 2020 à 41,3 M€ au 3e trimestre 2021. Dans le détail, l'OL a vendu Melvin Bard à Nice (3 M€), Joachim Andersen à Crystal Palace (16,6 M€), Jean Lucas à Monaco (8,7 M€) et Maxwel Cornet à Burnley (11,5 M€). Les bonus liés à des transferts antérieurs ont rapporté 1,4 M€ supplémentaires. Des perspectives « favorables » Les perspectives sont « favorables » pour la saison 2021-2022 selon le groupe OL, « dans un contexte de reprise des activités en France et en Europe ». Son communiqué souligne notamment, au volet sportif, la qualification assurée de l'équipe masculine en huitièmes de finale de la Ligue Europa, et au chapitre des « events », plusieurs « dates » dont les concerts de Soprano le 11 juin 2022 et Indochine deux semaines plus tard. Le groupe assure encore que la pandémie ne remet pas en cause ses projets de développement, comme la construction de la nouvelle salle « OL Vallée Arena » d'une capacité de 12 000 à 16 000 places et d'un coût de 141 M€, dont la première pierre pourrait être posée « en début d'année civile 2022 ». OL Groupe conclut en rappelant son objectif d'atteindre 400 M€ de revenus par an, non plus « à horizon 2024 » comme avant la crise, mais « au terme de la saison 2024-2025 ». Les revenus du groupe sont passés de 309 M€ avant la crise (saison 2018-2019) à 271,6 M€ en 2019-2020 et à 177,4 M€ lors de l'exercice 2020-2021, dont le bilan a été communiqué fin octobre par OL Groupe. lire aussi Un manque à gagner de 150 millions d'euros pour OL Groupe, « impacté » par le Covid-19

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