Foot - L1 - L'OM est-il meilleur sans Bafétimbi Gomis ?

L'Equipe.fr
Leur meilleur buteur blessé, les Marseillais ont gagné souvent et marqué beaucoup. Son retour est possible vendredi (20h45), pour LOSC-OM. Seraient-ils plus forts sans lui ?

Leur meilleur buteur blessé, les Marseillais ont gagné souvent et marqué beaucoup. Son retour est possible vendredi (20h45), pour LOSC-OM. Seraient-ils plus forts sans lui ?Ce que disent les MarseillaisLa sortie sur blessure de Bafétimbi Gomis à la 66e minute de Nantes - Marseille, le 12 février, est une triple peine pour l'OM : l'équipe de Rudi Garcia perd un match (3-2), son capitaine et son meilleur buteur, victime d'une entorse du ligament latéral interne du genou droit. Sixièmes au soir de cette 25e journée, les Marseillais tentent de dédramatiser : «Il n'y a pas d'inquiétude à avoir parce qu'il y a autour de (lui) de très bons joueurs qui peuvent prendre le costume de buteur», assure Morgan Sanson avant OM - Rennes. «Ce qui compte, c'est l'animation offensive, prolonge Rudi Garcia. On peut marquer sans avant-centre. Rappelons l'Espagne, qui a joué parfois avec Cesc Fabregas devant. Ce n'est pas un problème, l'absence de Bafé. Ce qu'il faut, c'est s'adapter.» Apprendre à jouer autrement, donc, sans un avant-centre qui, à ce moment-là, pèse quasiment 50 % des buts marseillais en Ligue 1 depuis le début de la saison (16/33). Sanson, encore : «On n'aura plus son gabarit, qui pouvait nous garder les ballons et nous permettre de bouger autour de lui. Ça va être aux autres joueurs de porter peut-être le ballon plus haut, de perforer davantage.» Le discours ne varie plus, depuis. «La vie sans Bafé est possible, dans un autre style», affirme Rudi Garcia après la victoire de l'OM face à Rennes (2-0), le 18 février. «Quand il sera de retour, ce sera mieux», prévient quand même le technicien, avant OM - Angers. Comment ils se sont adaptés Sans Gomis et son 1,84 m en point d'ancrage, Rudi Garcia délaisse le 4-3-3 et teste plusieurs formules, du 4-2-3-1 au 5-4-1 en passant par le 4-4-2. Avec des fortunes diverses. Épaulé par Dimitri Payet et Florian Thauvin, brillants sur les ailes, Clinton Njie se met en évidence en pointe lors de la victoire contre Rennes. Le trio est plus discret contre Paris (1-5) et Monaco (3-4 a.p. en 8es de finale de Coupe de France). La gifle face au PSG rappelle ce dont l'OM manque sans son buteur: un point de fixation capable de faire remonter tout le bloc lorsque l'adversaire tient le ballon. Les deux matches suivants, à Lorient (1-4) et contre Angers (3-0), Rudi Garcia donne les clés de l'attaque à Rémy Cabella. Une formule payante, déjà testée en 32es de finale de la Coupe de France, début janvier, contre Toulouse : l'ex-Montpelliérain avait inscrit un doublé et qualifié l'OM en l'absence de Gomis (1-2 a.p.). Sur les côtés, Dimitri Payet et Florian Thauvin (se) régalent. Derrière Cabella, Morgan Sanson joue les chefs d'orchestre. Le quatuor, complice, aligne les bonnes notes dans L'Équipe (7 et 8). Avec un jeu plus harmonieux, plus efficace, l'OM gagne et séduit. Et si Rudi Garcia tenait son équipe type ?Ce que disent les chiffresGomis a manqué sept matches de l'OM cette saison, dont les cinq derniers en date. Sans lui, son équipe marque plus (2,3 buts/match contre 1,4), gagne plus souvent (57,1 % de victoires contre 44,4) et prend un poil plus de points (1,7 par match contre 1,6). Les Phocéens restent sur une série de 13 buts sur les cinq dernières rencontres.Les chiffres suggèrent également une identité remodelée. Sans Gomis, Marseille tient moins le ballon (53,3 % de possession contre 56,6), centre plus souvent (15,3 par match contre 12,8) et tire davantage au but (11,3 frappes/match contre 9,1).Rudi Garcia, qui a laissé plané le doute sur l'identité de l'attaquant titularisé face à Lille, vendredi soir (20h45), dispose en Cabella et Gomis de deux profils différents. Gomis est un meilleur finisseur depuis le début de la saison (0,6 but/match contre 0,1) mais Cabella tient un rythme semblable sur les cinq dernières rencontres (3 buts en cinq matches). Gomis perd plus de ballons (10 par match contre 4,6). Cabella, quant à lui, cadre plus de frappes (80 % contre 58,8), mais est moins efficace dans la récupération (1,2 ballon récupéré/match contre 1,8) et remporte deux fois moins de duels (2 par match contre 4).

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