Foot - L1 - L'UNFP sera « vigilante» sur l'impact du passe vaccinal

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Le syndicat français des footballeurs professionnels, sera « vigilante » sur l'instauration d'un passe vaccinal pour accéder aux stades et redoute d'éventuelles sanctions contre les joueurs non-vaccinés. Sylvain Kastendeuch, le président de l'UNFP, a expliqué ce vendredi à l'AFP que le principal syndicat français des footballeurs professionnels serait « vigilant » sur la manière dont « les clubs vont gérer les quelques cas de joueurs qui n'auront pas le passe vaccinal ». Le projet de loi, actuellement examiné au Parlement, prévoit de conditionner l'accès aux stades à un schéma vaccinal complet contre le Covid-19 à partir du 15 janvier. « Certains ne pourront peut-être pas continuer, provisoirement, à faire leur métier, a souligné l'ancien joueur. Se pose, pour les employeurs, la question, pourquoi pas, d'une éventuelle suspension de contrat. Comment cela va se passer ? On est à la croisée des chemins, on attend des éclaircissements. » Selon la Ligue de football professionnel (LFP), 95 % des joueurs de Ligue 1 et 90 % des joueurs de Ligue 2 présentaient un schéma vaccinal complet avant la campagne de rappel cet hiver. Sylvain Kastendeuch, coprésident de l'UNFP. « Tout est possible, car dans certains cas un employeur prend des décisions qui peuvent parfois être surprenantes, ou peut-être en marge de ce que la loi permet » « C'est déjà une tranquillité par rapport à nos adhérents et la grande majorité des joueurs, s'est réjoui Sylvain Kastendeuch. Après, le souci va se poser pour les quelques pourcents qui n'ont pas pour l'instant le passe vaccinal. » Le coprésident de l'UNFP a rappelé que le syndicat « préconise » la vaccination à ses adhérents tout en respectant la « liberté personnelle » de chacun. Mais de facto, ces footballeurs non-vaccinés pourraient ne plus pouvoir accéder à leurs enceintes sportives, pour les matches, et même pour les entraînements pour certains, ce qui laisse craindre des sanctions des clubs à leur égard. « Tout est possible, car dans certains cas un employeur prend des décisions qui peuvent parfois être surprenantes, ou peut-être en marge de ce que la loi permet », avertit Sylvain Kastendeuch. « On en a parlé avec nos juristes, ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui la loi ne permet pas de rompre un contrat (pour ce motif), a-t-il poursuivi. Certains clubs peuvent s'y risquer mais ce seront les juges qui décideront s'il y avait matière ou pas », conclut-il.

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