Foot - L1 - Maracineanu : « Il faut s'ancrer sur des choses certaines, la nouvelle saison »

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La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a estimé jeudi que le signal envoyé mardi par le Premier ministre Edouard Philippe était « clair » et invité les acteurs du football à se focaliser sur la saison prochaine. Alors que le Ligue de football professionnel doit tenir ce jeudi matin un bureau dont l'ordre du jour porte sur la situation économique et l'arrêt du Championnat, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a appelé « les instances sportives » à prendre « leurs responsabilités » au micro de RTL, laissant entendre que la saison était bel et bien terminée à ses yeux. « Je crois que le signal que le Premier ministre a lancé dans son discours était clair, simple, a-t-elle répondu. [...] C'est compliqué d'avoir des voix qui se contredisent. La proposition de reprise le 13 juin n'était pas envisageable. Je crois qu'il faut s'ancrer sur des choses certaines, la nouvelle saison. Ils ont signé un contrat (TV, avec Mediapro, ndlr) qui leur permet de vivre et de survivre. » « Il faut qu'il y ait de l'empathie » La ministre des Sports précise qu'une reprise au mois d'août « irait à l'encontre de ce que le Premier ministre a proposé ». Mais elle n'exclut pas que des matches se tiennent à huis clos avant le mois de septembre, « si tant est que les rassemblements de moins de 5 000 personnes soient autorisés, ce que l'on n'a pas dit ». « C'est Mr. Le Graët (le président de la FFF) qui a la main, rappelle Maracineanu. Il s'est prononcé sur l'arrêt de cette saison. Je pense qu'il serait raisonnable que la Ligue aille dans ce sens également. » Fin de la Ligue 1 et de la Ligue 2 : les présidents se déchirent sur le classement Plus généralement, la ministre a appelé chacun des acteurs du football à se « requestionner » pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire. « On a connu des diffuseurs TV qui ont dit "on ne donnera pas dû sur des matches déjà joués" (un accord a depuis été trouvé entre Canal +, beIN Sports et la LFP, ndlr), des dirigeants de club qui voyaient chacun leur propre intérêt devant leur porte, des joueurs qui n'avaient pas l'air de se préoccuper de leur entreprise, des gens qui travaillent autour pour que le sport vive et survive, regrette Maracineanu. Il faut qu'il y ait de l'empathie, qu'on regarde à côté de soi. C'est ce que cette crise impose à tout le monde. Or, on n'a pas pris ça par le bon bout dans le football professionnel. »

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