Foot - L1 - Metz - Analyse de l'embellie traversée par le FC Metz en Ligue 1

L'Equipe.fr
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Après trois revers de suite pour débuter la saison, le FC Metz s'est redressé de manière spectaculaire, avec quatre victoires et deux nuls sur les six dernières journées. Au moment de recevoir Dijon, dernier de Ligue 1 (dimanche, 15 heures), le club lorrain s'ouvre de belles perspectives.

Pour trouver la trace d'une aussi riche moisson du FC Metz sur une tranche de six journées de L1, soit quatorze points récoltés (quatre succès, deux nuls), il faut remonter à 1997-1998, saison du meilleur classement final de son histoire (deuxième). Les Grenats, qui ont donc su tirer au mieux les leçons de leurs trois courtes défaites (0-1) initiales face à des gros bras (Monaco, Lille et le PSG), s'appuient notamment sur un gardien très performant et un effectif riche de ressources quasi insoupçonnées.

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Oukidja, « le gardien du temple »
Troisième aux notes de L'Équipe derrière Steve Mandanda (OM) et Keylor Navas (PSG) cette saison (5,89 de moyenne), le portier international algérien Alexandre Oukidja (32 ans, 3 sélections, vainqueur de la CAN en 2019), accomplit une année 2020 de haut niveau. Imposant dans les airs, adroit dans le jeu au pied et impressionnant par ses réflexes sur sa ligne, « il a toujours été complet », juge son entraîneur, Frédéric Antonetti : « Mais il n'avait pas encore assimilé pleinement la notion de responsabilité. Ce grand athlète et excellent technicien est un gardien à maturité tardive », désormais en pleine confiance.

Ainsi, comme le souligne Thomas Delaine - qui l'appelle « le gardien du temple », dénomination symbolique de son leadership et de la sérénité qu'il diffuse à ses défenseurs - « il réalise de nombreux arrêts décisifs et nous apporte beaucoup de points ». Le latéral gauche ajoute : « Il a toutes les cartes en main pour continuer à grandir... »

Un effectif plus fort que les coups durs
À l'image de l'ensemble du groupe lorrain, qui regorge d'impressionnantes ressources mentales et apparaît très costaud. De la rupture du tendon d'Achille subie dès juin par le milieu Kévin N'Doram - dont le retour est attendu d'ici un mois - aux nombreuses suspensions (le milieu Victorien Angban et le latéral gauche Matthieu Udol ce dimanche) ou autres pépins divers (touchant par exemple actuellement le milieu Vincent Pajot), en passant par la grave blessure au genou droit de l'attaquant Ibrahima Niane, auteur des six premiers buts de son équipe mais indisponible pour six mois, le FC Metz a enduré de si nombreuses tuiles qu'il aurait pu s'écrouler dessous !

« On a bâti un effectif pour faire face, avec en particulier des jeunes joueurs en développement. J'attends encore des réponses et on beaucoup de choses à améliorer », estime l'exigeant Antonetti. En attendant, à l'image du milieu Warren Tchimbembé (22 ans), du polyvalent Mamadou Fofana (22 ans), ou de l'inattendu attaquant Lamine Gueye (22 ans, passeur décisif à Angers, 1-1, puis buteur à Nîmes, 1-0), les « seconds couteaux » répondent présent quand ils sont alignés. Ainsi, malgré les nombreux aléas, le rendement de l'équipe demeure régulier.

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D'un coach à l'autre, une transition douce
Son efficacité n'a bien sûr pas davantage pâti du retour « physique » d'Antonetti, qui a repris place sur le banc depuis trois journées (après un long « intérim » de 22 mois, bien assuré par son ex-adjoint Vincent Hognon). « Sur la forme, ça ne change pas grand-chose, les séances sont les mêmes, confie Thomas Delaine. Sur le fond, avec sa présence, ses consignes et ses séances vidéo, cela représente un grand plus de l'avoir quotidiennement. Il nous apporte son expérience et sa précision. »

Le technicien corse avait déjà participé, de loin, à l'élargissement de l'éventail tactique de sa formation, en introduisant une dose de 4-4-2 en losange dans son 4-3-3 pour valoriser son numéro 10 (Farid Boulaya) et en prônant ponctuellement une défense centrale à trois éléments. De nouveau pleinement présent, il se régale « de travailler avec des garçons dotés d'un état d'esprit aussi exemplaire ».

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