Foot - L1 - Metz - Bernard Serin (Metz), sur la saison prochaine : « Il faut reprendre avec du public »

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Le président du FC Metz, officiellement maintenu depuis jeudi et le classement de L 1 figé par la LFP, est bien sûr soulagé. Mais il se projette déjà sur la saison prochaine, qu'il souhaite voir débuter début septembre seulement, pour tenter d'éviter des journées à huis clos intégral. Joint ce vendredi, Bernard Serin, le président du FC Metz, a réagi à la décision de la LFP de jeudi de mettre un terme à la saison de Ligue 1, ce qui entraîne le maintien de son équipe, promue de L 2 en début de saison et qui termine donc à la 15e place du classement final : « C'est la décision la plus correcte et la plus pertinente qui a été prise et je suis en ligne avec celle-ci. Malheureusement, il y a des déçus et j'ai une pensée pour eux, en particulier pour ceux qui descendent en L 2, surtout Amiens qui était très proche du 18e (Nîmes, à quatre points). Après, on verra ce qui se passe au niveau des recours judiciaires et je comprends la déception de certains comme Jean-Michel Aulas (le président de Lyon), mais je pense que la compréhension de la situation qu'on vit depuis deux mois, avec toutes ces familles endeuillées, doit rester bien au-dessus de toutes les considérations conjoncturelles. » Bernard Serin, président du FC Metz « C'est un soulagement, mais pas une joie » « La décision de la LFP est donc juste dans ces circonstances, où il faut d'abord penser à la santé de chacun et respecter au maximum l'équité sportive, ce qui a été fait avec ce mode de calcul (classement figé après la 28e journée, au ratio match/points). On est bien sûr satisfaits que notre club puisse entamer la prochaine saison en L 1, mais on est aussi frustrés de ne pas pouvoir fêter ce maintien avec nos supporters. C'est un soulagement, mais pas une joie, car le partage et la communion ne sont pas possibles et cela manque forcément beaucoup. » « Concernant les deux finales de Coupes (de France, PSG - Saint-Etienne, et de la Ligue, PSG - Lyon), ce serait bien de pouvoir les organiser, car ce sont des événements marqueurs de la saison. Même si le huis clos ne correspond pas aux conditions du côté festif de deux finales. Ce serait bien qu'elles ne se jouent qu'en septembre, si possible devant du public, même si cela risque d'être très compliqué vis-à-vis de l'UEFA pour les qualifications européennes. » Le jour où le foot français a mis fin au championnat 2019-2020 « En revanche, en ce qui concerne le début de la saison 2020-2021, je préconise de la décaler à début septembre, pour éviter au maximum de disputer des journées à huis clos. Et ça, c'est largement jouable, puisqu'on a gagné quatre dates avec la suppression de la Coupe de la Ligue et que la première journée est pour l'instant fixée au week-end du 23 août. Si c'est possible, cela me paraît très important de reprendre avec du public, car sinon, comment pourrions-nous vendre les abonnements au public ? Or cette commercialisation est capitale pour pouvoir faire face aux difficultés budgétaires auxquelles nous sommes confrontés. » « Car d'une part, dans le prêt garanti par l'État que nous devons obtenir (PGE), c'est la saison 2018-2019 qui sert de référence, donc notre budget de L 2, bien inférieur, et d'autre part, en plus, nous ne pourrons inaugurer notre nouvelle tribune principale, à Saint-Symphorien, qu'avec un décalage de deux mois au moins (donc début novembre), en raison du retard pris dans les travaux, ce qui limitera déjà nos recettes. » Bernard Caïazzo déplore les querelles entre certains présidents « Sachant qu'on est satisfaits de l'accord trouvé avec nos joueurs, coopératifs et raisonnables, sur les salaires - soit un plafonnement à environ 15 000 € mensuels depuis mars avec paiement des arriérés, déduction faite du chômage partiel, au moment de la reprise de l'entraînement - on espère maintenant percevoir la première partie des nouveaux droits TV (Mediapro notamment) de manière un peu anticipée ». Histoire de traverser le moins mal possible cette période si délicate... Droits TV : les diffuseurs sans pitié pour la LFP

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