Foot - L1 - Metz - Metz : Yann Jouffre, rare mais précieux

L'Equipe.fr
Chagriné par son temps de jeu trop faible dû à des pépins récurrents, le milieu offensif est réconforté par le rendement de Metz quand il joue.

Chagriné par son temps de jeu trop faible dû à des pépins récurrents, le milieu offensif est réconforté par le rendement de Metz quand il joue.Le contraste apparaît saisissant. Cette saison, avec Yann Jouffre – soit quinze matches (dont onze titularisations) –, le FC Metz (15e) a engrangé vingt-cinq points, soit une moyenne appréciable de 1,67 par rencontre. Sans lui, soit sur seize journées, celle-ci tombe à 0,62 !« Il y a aussi eu dans le passé des périodes ou je me sentais en pleine bourre et où mon équipe ne tournait pas, reconnaît le milieu offensif de 32 ans, qui a débarqué l'été dernier, après huit saisons et demie à Lorient. «Là, je suis frustré d'être aussi souvent absent – il n'a disputé qu'un tiers du temps de jeu messin en L1, 967 minutes sur 2790 –, mais ça me réconforte un peu de constater que quand je suis sur le terrain, ça se passe plutôt bien pour mon club (sept succès, quatre nuls, quatre défaites).» Avec trois buts inscrits, soit deux pénaltys puis un coup franc, tous déterminants, contre Lille (3-2), à Toulouse (2-1) et devant Marseille (1-0), plus une passe décisive, face à Lorient (3-3).Fragilité récurrente des mollets«Au-delà des chiffres, quand Yann est présent, on a le sentiment que tout est plus facile pour nous, confie son entraîneur, Philippe Hinschberger. Il a bien sûr une influence très positive sur la fluidité de notre jeu offensif, notamment par son habileté dans l'avant-dernière passe. Mais en plus, avec lui, on est souvent moins en difficulté défensivement. Car grâce à sa grande capacité à conserver le ballon, on subit moins les vagues adverses.» Ainsi, les Lorrains n'encaissent qu'un but toutes les 64 minutes lorsqu'il arpente la pelouse, alors qu'ils en concèdent un toutes les 41 minutes sans lui. Surtout, ils en marquent un toutes les 54 minutes avec, contre un toutes les 166 sans. On peut donc estimer que s'il avait joué davantage, le maintien, encore incertain, serait déjà assuré. Mais Jouffre a été rattrapé par la fragilité récurrente de ses mollets. Ainsi, il avait encore manqué le match du 5 avril contre Lyon (0-3), avant de revenir contre Bordeaux (0-3). Le coach explique : «Comme il n'a pas une grosse caisse, on aménage au maximum ses semaines d'entraînement.» Cela a nécessité un temps d'adaptation, surtout après une si longue période sur le synthétique lorientais. «Mais dès le début, le coach a été hyper-compréhensif, reconnaît le joueur. Ma saison a parfois ressemblé à un calvaire, mais ce qui comptera à l'arrivée, c'est que l'objectif collectif soit rempli». Sous contrat jusqu'en 2018, avec un an de plus en option si le club évolue alors en L 1, il espère confirmer son statut de relatif porte-bonheur dès ce samedi contre Caen.

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages