Foot - L1 - Monaco - Monaco 2015 vs Monaco 2017 : sont-ils similaires ?

L'Equipe.fr
Avant que Monaco ne reçoive son trophée ce mercredi, le vice-président de Monaco Vadim Vasilyev a pris la parole au micro dans le stade.

Comme il y a deux ans, Monaco s'est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions avec une équipe jeune et prometteuse. Mais l'ASM de 2017 a bien changé par rapport à sa devancière de 2015.Effectif : Encore plus talentueux en 2017 ?En apparence, l'effectif monégasque actuel ressemble beaucoup à celui d'il y a deux ans. Le groupe est toujours dirigé par Leonardo Jardim, plusieurs cadres sont encore présents (Subasic, Fabinho, Moutinho, Germain) et l'équipe s'équilibre entre jeunes talents (Kurzawa, Kondogbia, Carrasco en 2015, Mendy, Bakayoko, Lemar en 2017) et joueurs d'expérience (Carvalho, Berbatov en 2015, Glik, Falcao aujourd'hui).En outre, ces deux équipes monégasques possèdent une pépite en attaque. L'ASM d'il y a deux ans avait vu l'éclosion d'Anthony Martial. Cette saison, c'est le talent de Kylian Mbappé qui explose en Principauté. L'équipe de Monaco 2015 comptait treize internationaux, contre onze cette saison. Mais les possibles débuts en Bleus de trois joueurs de l'ASM (Mendy, Bakayoko et Mbappé, convoqués pour la première fois) contre le Luxembourg et l'Espagne pourraient inverser la tendance.Globalement, le niveau des joueurs monégasques de cette saison semble un (léger) cran au-dessus de celui de 2015, en atteste la meilleure moyenne de points en L1 (2,36 contre 1,86). Et Jardim peut jouir d'un banc encore plus profond. Monaco 2015Monaco 2017Jeu: Attaque brillante contre défense de ferSportivement, la grande différence entre les Monaco 2015 et 2017 se trouve dans son fond de jeu. La force de l'ASM il y a deux ans était son incroyable solidité défensive et sa capacité à se projeter rapidement vers l'avant. L'équipe de la Principauté n'avait ainsi concédé que cinq buts en dix matches de Ligue des champions. Et Leonardo Jardim s'était vu coller l'étiquette d'entraîneur défensifDeux ans plus tard, Monaco est devenu la meilleure attaque d'Europe, du moins à ce stade de la saison. Les partenaires de Bernardo Silva marquent près de 3 buts par match en Ligue 1, le danger vient de partout et même Radamel Falcao (16 buts en 22 matches de Championnat) est redevenu le buteur qu'il était avant son arrivée sur le Rocher. Leonardo Jardim assure pourtant qu'il n'a pas changé de méthode lors des deux dernières années. «On a plus de solutions offensives cette saison et la qualité de l'équipe et du spectacle, c'est d'abord la qualité des joueurs, expliquait-il dès le mois de novembre dernier. Les équipes que j'ai entraînées, le Sporting, Braga, l'Olympiakos ont toujours marqué beaucoup de buts. Les personnes parlent, c'est la vie, mon visage est toujours le même et je n'ai pas changé ma philosophie de travail.»En revanche, Jardim a changé de système de jeu. Son équipe évoluait le plus souvent en 4-2-3-1 ou en 4-3-3. Elle est désormais positionnée en 4-4-2. Finances : Plus solide qu'en 2015Entre 2015 et 2017, le projet monégasque a évolué. Il y a deux ans, l'ASM, mis sous pression par le fair-play financier et le divorce de son richissime propriétaire, était en pleine transition. Après plusieurs années d'investissements massifs (Falcao, Rodriguez, Moutinho etc.), Dmitri Rybolovlev avait fermé les vannes de ses pétrodollars et avait engagé son club dans une politique de jeunes joueurs, prêtés ou achetés à bas prix, à valoriser dans l'espoir de les revendre plus cher.Logiquement, après son beau parcours en C1 2014-2015, Monaco avait vécu une vague de départs (Geoffrey Kondogbia, 37ME, Yannick Ferreira-Carasco, 20ME, Aymen Abdennour, 30ME, Layvin Kurzawa, 25ME et Anthony Martial, près de 80ME) qui lui avait rapporté gros. Se dirige-t-on vers une nouvelle saignée cet été ? A priori, non. Il y a un an et demi, Monaco, comme neuf autres clubs, a signé un accord avec l'UEFA dans le cadre du fair-play financier.«La situation financière n'est pas la même. On avait un gros déficit, en 2015, il y avait les enjeux du fair-play financier, et il fallait vendre, a expliqué la semaine dernière Vadim Vasilyev, le vice-président du club. On n'a pas du tout la même pression qu'en 2015, on peut travailler plus sereinement. Avec cette qualification (en quart de la C1), notre budget est équilibré et on n'a pas besoin d'argent, on peut traiter les dossiers au cas par cas. Il y a un projet en marche autour de Kylian.»Pour autant, Monaco ne devrait pas retenir tous ses talents au prochain mercato. «Il y aura des départs cet été, peut-être un ou deux, c'est normal, c'est notre modèle économique, a reconnu Vasilyev. Pour inciter les joueurs à venir chez nous, il faut libérer des places, et Monaco est devenu attirant.»

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