Foot - L1 - Monaco - Philippe Clement, le sixième entraîneur belge en Première Division française

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L'arrivée sur le banc de Monaco de Philippe Clement est un petit événement. Seuls cinq entraîneurs belges ont officié avant lui en Première Division en France. Les voici. Raymond Goethals (Bordeaux 1979-80 et 1989-90, Marseille janv. 1991-93) Il est le plus célèbre, évidemment, puisqu'il reste le seul entraîneur à avoir remporté la Ligue des champions avec un club français. Surnommé « Raymundo », « Raymond-la-science », « le sorcier belge » ou encore « le magicien », Goethals est l'entraîneur belge le plus titré, notoirement apprécié pour son franc-parler. Pour sa première expérience hexagonale, il avait redressé Bordeaux en 1979 pour y revenir dix ans plus tard, permettant aux Girondins de terminer à la deuxième place. Au milieu de la saison 1990-1991, Goethals est appelé par Bernard Tapie pour succéder à Franz Beckenbauer sur le banc de l'OM. Une saison marquée par le parcours en C1 et une défaite en finale face l'Étoile Rouge de Belgrade (0-0, 3-5 aux t.a.b.) mais aussi un nouveau titre de champion de France. Devenu directeur technique la saison suivante, il retourne sur le banc olympien quatre mois après la nomination de Tomislav Ivic et parvient à rester champion de France. L'année suivante, c'est la consécration. Après avoir encore pris du recul, il revient sur le banc en novembre 1992 pour remplacer Jean Fernandez. Le 26 mai 1993, à 71 ans, il offre à l'OM et à la France, face à l'AC Milan (1-0), à Munich, la Coupe aux grandes oreilles. Eric Gerets (Marseille 2007-09) C'est une grande figure du football belge qui débarque à Marseille en septembre 2007. Eric Gerets, ancien joueur international, deux fois champion de Belgique, six fois champion des Pays-Bas avec le PSV Eindhoven, vainqueur de la Ligue des champions, le tout en tant que joueur, arrive sur la Canebière avec un titre de champion de Turquie comme entraîneur (avec Galatasaray). Son premier match est un coup d'éclat, avec une victoire sur la pelouse de Liverpool (1-0) en phase de groupes de Ligue des champions. Cette première saison est couronnée de succès, puisqu'il parvient à redresser l'OM en le remontant de la 19e à une 3e place inespérée en Ligue 1. La saison suivante, il enchaîne avec une place de vice-champion de France mais dans un climat délétère. Les relations entre l'entraîneur belge et l'actionnaire majoritaire du club, Robert Louis-Dreyfus n'ont pas cessé de se détériorer. Du coup, Gerets a longtemps tardé à signer un nouveau contrat malgré le soutien inconditionnel des supporters marseillais. Le 28 mai 2009, il annonce son départ de l'OM à la fin de la saison pour le club saoudien d'Al Hilal FC. lire aussi Philippe Clement, un entraîneur entre rupture et continuité à Monaco Georges Heylens (Lille 1984-89) Avec cinq saisons d'affilée, il est encore l'entraîneur belge à avoir passé le plus temps consécutif sur le banc d'un club français, marquant l'histoire du club nordiste. À bien des égards, il incarnera une forme de stabilité au sein du LOSC des années 80, décrochant même en 1989 le meilleur classement du club depuis dix ans en première division avec une huitième place. Des désaccords importants avec le directeur sportif de l'époque, Bernard Gardon, scelleront son départ de Lille. À sa tête, le club nordiste se sera surtout fait remarquer en Coupe de France avec une demi-finale (1985) et deux quarts de finale (1987, 1988). On pense à un mémorable match retour en seizièmes de finale face au Bordeaux d'Aimé Jacquet, le 12 mars 1985. Battus (1-3) en Gironde lors du premier acte par une équipe composée de Jean Tigana, Dominique Dropsy, Patrick Battiston, Fernando Chalana et Bernard Lacombe, les Lillois arracheront la prolongation et finiront par se qualifier (5-1) dans un stade Grimonpez-Jooris en fusion. Ariel Jacobs (Valenciennes 2013-14) C'est au chevet d'un Valenciennes en perdition que se penchait Ariel Jacobs à l'automne 2013. Entraîné jusque-là par Daniel Sanchez, VA, englué à la dernière place de Ligue 1 (5 points en 11 journées) misait alors sur l'ancien entraîneur d'Anderlecht (2007-2012), club avec lequel il fut deux fois champion de Belgique (2010 et 2012), et du FC Copenhague, où il a été champion du Danemark la saison précédente avant d'en être limogé en août pour insuffisance de résultats (deux points en cinq matches). Le pari ne sera pas payant. Il ne peut empêcher la relégation en Ligue 2 avec seulement 29 points au compteur. Henri Depireux (Metz, 1989) L'expérience au FC Metz de l'ancien international belge ne durera que 20 matches. Son CV, en tant qu'entraîneur, n'est pas flamboyant, lui qui n'a coaché jusqu'alors que des clubs belges de D3 et de D2, mais aussi Belenenses (POR, D1) et Bellinzone (SUI, D1). L'insuffisance de résultats poussera le président Carlo Molinari à s'en séparer en décembre au profit de Joël Muller. lire aussi Philippe Clement nommé entraîneur de Monaco en remplacement de Niko Kovac (officiel)

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