Foot - L1 - Nîmes - Haris Duljevic (Nîmes) revient de loin

L'Equipe.fr
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Très peu utilisé depuis son arrivée à Nîmes à l'été 2019, Haris Duljevic est l'un des meilleurs Crocodiles depuis trois semaines.

On avait laissé Haris Duljevic sortir piteusement à la mi-temps d'un match à Lyon, où Nîmes avait obtenu un nul valeureux (0-0, le 18 septembre). Dans l'immense salle de presse du Groupama Stadium, Jérôme Arpinon ne l'avait pas ménagé : « On l'a aligné sur l'aile gauche mais il a des problèmes pour comprendre les consignes car il ne parle toujours pas français. Du coup, on l'a vite repositionné en pointe au cours de la première période. » Dès lors, on était loin d'imaginer que l'international bosnien de 27 ans allait être l'un des seuls à surnager en cette fin d'année. Privé de match pendant deux mois, notamment à la suite de son infection au coronavirus, il n'a jamais lâché à l'entraînement.

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Attaquant polyvalent, il ne satisfait pas son entraîneur sur l'aile gauche et il n'est pas du tout considéré comme une vraie pointe par le secteur sportif. C'est donc au poste de numéro 10 qu'il a réussi à se faire une place, à la faveur d'une bonne entrée à Monaco (0-3, le 29 novembre), où Jérôme Arpinon l'avait installé derrière Renaud Ripart en deuxième période : « Il était en jambes, il a amené du peps ! À l'avenir, c'est un joueur sur lequel je m'appuierai, avait assuré le manager des Crocos. Quand il joue avec Renaud, ils travaillent bien ensemble, ils sentent les coups. On a plus de liant. »

Meilleur Nîmois contre l'OM (0-2, le 4 décembre) et Nice (0-2, le 16 décembre), il a encore été intéressant sur le terrain de Saint-Étienne (2-2), dimanche. Son action petit pont sur Moukoudi puis râteau-talonnade devant Debuchy a fait le tour des réseaux sociaux.

Avec sa technique au-dessus de la moyenne, ses idées foisonnantes mais parfois compliquées, il apporte de la créativité à une équipe qui en manque. « Offensivement, il a des fulgurances, a confirmé Jérôme Arpinon, mardi. Il a vraiment progressé dans son animation défensive, il gratte des ballons. Comment puis-je le sortir de l'équipe avec les performances qu'il réalise ? Il a confiance, il est bien dans sa tête. » Papa gâteau de la petite Uma, née mi-juillet, l'ancien joueur de Dresde et du FK Sarajevo a désormais pris une avance inattendue en début de saison sur son principal concurrent, Yassine Benrahou.