Foot - L1 - Nantes - Antoine Kombouaré (Nantes) : « J'appelle ça un groupe qui vit »

L'Equipe.fr
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À 48 heures du derby à Rennes, l'entraîneur nantais Antoine Kombouaré est revenu sur la chaude explication qu'il a eue avec ses joueurs, et notamment Nicolas Pallois, juste après le revers contre Nice dimanche dernier (1-2). Nantes est en mauvaise posture (19e). « Des tensions entre vous et les joueurs ont été rapportées après la défaite contre Nice. Qu'en était-il ?
Des tensions, si vous appelez ça des tensions oui, mais bon, c'est la vie d'un vestiaire. On est aujourd'hui 19es, donc il y a beaucoup de frustration et de déception, et de temps en temps ça... Et j'aime bien moi, j'appelle ça un groupe qui vit, voilà, et c'est bien que de temps en temps le ton monte, que ça se frictionne un peu plus que d'habitude. C'est la vie d'un groupe, mais heureusement, ça veut dire qu'ils ne sont pas contents, il y a des choses qui sortent enfin, c'est bien, bonne nouvelle. lire aussi Après l'altercation entre Kombouaré et Pallois, Nantes mise sur le barrage La colère est sortie de votre côté, aussi...
Ah oui, mais moi, il faut que ça sorte de temps en temps. Ça faisait six matches où j'avais pris sur moi, et puis là, c'était le moment. Alors maintenant, l'important, c'est de voir ce qui va se passer dimanche à Rennes, mais ça fait partie de la vie d'un groupe qui n'est pas content de la situation, et ce serait très grave si après les matches, les joueurs allaient sur leur téléphone, prenaient leur douche et rentraient à la maison... Mais rien d'inquiétant, tout le monde est revenu mardi avec les intentions de se mettre au travail et de regrouper les forces pour faire un grand match dimanche. lire aussi Calendrier et résultats de Ligue 1 Il a pu être fait état d'un groupe manquant de caractère, était-ce donc une façon de les bouger ?
Comme dans toutes les équipes, quand vous êtes en difficulté, au fond du classement (19e), souvent, ce qu'on met en avant, c'est qu'il n'y a pas de leaders, de caractère, de tempérament. Il y a ça mais aussi beaucoup de lacunes tactiques quand on voit l'entame contre Nice, quand on prend deux buts après 28 minutes. C'est compliqué, et là, ce qui s'est passé, ce sont enfin des choses qui sortent, des gens qui parlent un peu plus. Même si le ton monte, c'est bien. « Face à Rennes, il faudra des actes forts avec un résultat positif » Croyez-vous toujours que ce groupe puisse se fédérer pour éviter la L2 ?
Il y a juste à voir le match contre Nice. Quand il y a 0-2 au bout de 30 minutes, ça peut se finir à 0-4 ou 0-5 et ç'a été tout le contraire, on a réduit l'écart et en deuxième période, à part la frappe de Lees-Melou, ce fut une attaque-défense. On n'a pas été efficaces, mais la réaction était très bonne. Mais après un match, c'est dur quand vous perdez d'aller chercher du positif. Est-ce donc l'accumulation de manques et de contrariétés qui vous a poussé à élever la voix ?
C'est la défaite d'abord, l'entame et le fait de rentrer dans le vestiaire et de ne pas voir de réaction. Ça les touche mais ça passe vite à autre chose. Donc j'ai provoqué certaines choses et puis j'ai aimé la réaction, je les ai bousculés un peu, il y a eu du répondant en face. Après, on va voir aussi dimanche avec le travail de la semaine. Le groupe est prêt pour livrer un grand match dans ce derby face à Rennes, il faudra des actes forts avec un résultat positif. Rennes sera devant nous à la fin de la saison, mais sur un match, j'aime bien que l'idée que tout soit possible, donc on a l'intention d'aller là-bas pour leur poser des problèmes et ramener un résultat. On sait que Rennes joue l'Europe et que s'ils peuvent nous enfoncer et nous envoyer en L2, ils ne vont pas se gêner, mais les joueurs le savent et on va le répéter. »