Foot - L1 - Nantes - La colère des supporters du FC Nantes contre la direction s'étend

L'Equipe.fr
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La Brigade Loire, principale association de supporters nantais, s'est indignée ce dimanche, en marge d'un nouveau rassemblement organisé avant le match contre Lille (17 heures), de la décision du club de diffuser leurs chants au stade de la Beaujoire lors des rencontres à huis clos La situation entre le FC Nantes et ses supporters ne s'arrange pas... Le dernier épisode en date dans le conflit latent qui dure depuis des années entre la direction et les plus fervents fans du FCN s'est déroulé ce dimanche avec la publication d'un long communiqué par ces derniers, pour s'indigner contre la décision du club de diffuser des chants enregistrés pendant les matches à huis clos.


« Nous nous opposons fermement à ce spectacle pathétique », a fait savoir la Brigade Loire, principale association des supporters, précisant en avoir été informée il y a deux jours. Tout en dénonçant « une bouillie infâme à laquelle nous saurions être associés », les ultras ont aussi chargé les dirigeants pour leur manque d'action ces derniers mois. « Après avoir été incapable de se montrer à la hauteur de la pandémie de l'élan de solidarité qu'elle a suscité chez les Nantais, le FC Nantes cherche aujourd'hui à en masquer les effets », ont-ils estimé. Invité à réagir, le club n'a pas répondu à sollicitations. Un nouveau « rassemblement pacifique » La Brigade Loire s'en est prise également aux diffuseurs qui, selon elle, « recyclent depuis des mois les voix des tribunes ». Un choix considéré comme « un pansement sur une jambe de bois ». La Ligue (LFP), jugée trop laxiste sur ce dossier, en prend aussi pour son grade. Dans l'après-midi (de 15 heures à 16h30), pour la troisième fois cette saison, les supporters nantais ont prévu de se rassembler sur la voie publique, à proximité du stade de la Beaujoire avant le match contre Lille (17 heures), « pour échanger sur la situation du club et son avenir ». À l'initiative de sept associations, ce nouveau « rassemblement pacifique » sera surtout l'occasion pour certains de réclamer une nouvelle fois le départ du président Waldemar Kita. Au mois de décembre déjà, deux manifestations identiques avaient été organisées. Si la première avait mal tourné, se terminant en affrontements avec les forces de l'ordre, la seconde s'était déroulée dans le calme. Environ 300 supporters y avaient participé.