Foot - L1 - Nantes - FC Nantes : le message des représentants du personnel

L'Equipe.fr
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Deux élus représentants du personnel du FC Nantes ont pris la parole ce vendredi en conférence de presse pour dénoncer le climat actuel autour du club. Philippe Laurent et Hafid Abdelaziz, respectivement responsable du projet de musée FC Nantes et intendant de la Beaujoire, sont venus s'exprimer en tant que représentants du personnel du club (204 salariés) ce vendredi en fin de matinée, à l'heure de la conférence de presse liée au match contre Angers, dimanche. Ils avaient un message à faire passer, qu'ils ont aussi relayé dans un communiqué, en réaction à des banderoles apparues lors la manifestation de supporters de dimanche dernier, avant Nantes-Dijon (1-1), et alors qu'un nouvel appel à manifester a été lancé pour dimanche, avant le match contre Angers. Philippe Laurent et Hafid Abdelaziz, dans un communiqué « Les évènements de dimanche sont inacceptables, comme [...] le climat de haine répandu depuis des semaines sur les réseaux sociaux » En voici la teneur : « Touchés, blessés et indignés. Depuis plusieurs jours, le FC Nantes est attaqué plus violemment que d'habitude. Certains individus ont ciblé les salariés de l'entreprise. Ils ont divulgué leur nom de famille. Ils ont insulté certains d'entre eux. C'est l'institution qui est attaquée. En tant que représentants du personnel élus du CSE composé d'administratifs, de joueurs, de membres du secteur médical et de la formation, nous souhaitons alerter. Nous sommes indignés et unis avec notre direction dans ces moments difficiles. Les événements de dimanche sont inacceptables comme est inacceptable le climat de haine répandu depuis des semaines sur les réseaux sociaux. » « Nous tenons à rappeler que l'entreprise est touchée de plein fouet par la crise sanitaire, poursuit le communiqué. Elle est sans rentrée financière, privée de billetterie et de droits TV. Beaucoup de salariés administratifs sont au chômage partiel en raison de l'inactivité de l'entreprise. Le FC Nantes comme de nombreux autres clubs est en grand danger. Nous souhaitons pouvoir travailler sereinement et appelons au calme et au respect de l'institution et des salariés. Nous ne pouvons que regretter les nombreuses déstabilisations extérieures en tous genres que subit le FC Nantes depuis l'arrivée de Waldemar Kita à la présidence et d'autres présidences avant lui. Ce climat général, cette violence répétée nuisent au club plus qu'ils ne le servent. Aujourd'hui, les salariés condamnent ces actions de violence et appellent à l'union de tous pour atteindre un même but : la réussite du FC Nantes. » Nantes, 16e de L1, est en pleine crise sportive dans un climat de tension, avec un propriétaire contesté et sous le coup d'une enquête judiciaire pour des soupçons de fraude fiscale. lire aussi Affaire Kita : le préjudice pour l'État serait estimé à près de 15 millions d'euros