Foot - L1 - Nantes - Nantes : Adrien Thomasson et Valentin Rongier, deux produits sublimés du labo Conceiçao

L'Equipe.fr

L'impact positif de l'arrivée de Sergio Conceiçao sur le banc du FC Nantes en décembre dernier a été largement évoqué. Zoom sur deux cas concrets, avec les transformations d'Adrien Thomasson et de Valentin Rongier sous les ordres du Portugais.Désormais dans la première moitié de tableau, après un début de saison moribond, le FC Nantes a été transformé par l'arrivée début décembre de Sergio Conceiçao, à la place de René Girard. Le technicien portugais a apporté ses méthodes, son caractère, sa grinta, et les Nantais ont retrouvé un allant que certains supporters des Canaris n'attendaient plus. Les cas d'Adrien Thomasson et de Valentin Rongier sont deux exemples concrets de la formule gagnante de Conceiçao, déjà largement analysée.Avec Thomasson, Conceiçao a pris son tempsLa transformation d'Adrien Thomasson est la plus frappante. Avant l'arrivée du Portugais, le milieu de 23 ans était dans une impasse, incapable de faire des différences et décevant à chacune de ses apparitions. La moyenne de ses notes en L1 cette saison dans nos colonnes jusqu'au départ de Girard début décembre était famélique : 3,88 (sur 8 notes), l'une des plus basses du Championnat. Depuis que Conceiçao est arrivé, Thomasson n'est plus le même. Avec 5,5 de moyenne (sur 8 notes), il est le meilleur Nantais depuis la prise de fonction du Portugais, derrière Nakoulma, qui n'a pas connu l'ère Girard.Pourtant, entre l'ancien d'Evian et Conceiçao, le début d'histoire n'était facile. «J'ai beaucoup travaillé depuis que le coach est arrivé pour regagner ma place. Ce n'était pas évident parce que, à son arrivée, j'étais suspendu trois matches», expliquait Thomasson dans Presse Océan le 14 février dernier. Conceiçao l'a d'abord utilisé avec parcimonie à son retour de suspension. Pas entré en jeu contre Toulouse le 14 janvier, il n'a disputé que des bribes de rencontres lors des quatre parties suivantes. La suspension d'Amine Harit contre Marseille lui a donné une chance de revenir dans le onze de départ, et Thomasson ne l'a plus quitté depuis. «Ce n'était pas évident. J'ai continué à travailler, je savais que ça allait payer. Mais il faut que je reste humble, ça peut vite retomber de l'autre côté», expliquait-il après ce retour contre l'OM, lors duquel il avait marqué. Conscient que le moindre relâchement sera sanctionné par Conceiçao (voir le cas Harit), Thomasson a maintenu son niveau de performance depuis, avec des matches aboutis en milieu gauche dans le 4-4-2 instauré par le Portugais. Une relance par la concurrence.Avec Rongier, des piques pour le déclicValentin Rongier s'est également bonifié au contact de Conceiçao, passant de 4,5 de moyenne sans lui cette saison, à 5,45 avec lui. Mais avec le milieu de 22 ans, le technicien portugais a utilisé la méthode forte. Lors des deux premières parties qu'il a disputées avec Conceiçao comme entraîneur – Angers le 16 décembre et Montpellier le 21 – Rongier a eu la surprise de voir son entraîneur entrer sur la pelouse dès le coup de sifflet final pour un débriefing à chaud. Des discussions tactiques, des grands gestes, des mimiques, il a découvert de manière directe le discours franc du nouveau technicien.«C'est un coach qui nous harangue, il dégage de l'énergie. Personnellement, ça me motive, assurait le pur produit de la formation nantaise, début janvier, déjà convaincu des bienfaits de son arrivée. On fait beaucoup de tactiques, de repositionnements défensifs. Le coach est très pointu, il ne laisse rien passer. C'est ce qui nous permet de progresser».Des échanges, les deux hommes en ont eu bien d'autres par la suite. « Nous avons eu une discussion avant la réception de Caen (le 18 janvier), a expliqué Rongier dans Presse Océan. Il m'a dit que j'étais un joueur technique et, comme il prône le jeu, m'a dit qu'il aimait bien mon style. Mais il m'a aussi dit que cela n'était pas suffisant et qu'il fallait que je mette beaucoup plus d'intensité dans le jeu sans ballon». Comme Thomasson, Rongier a senti qu'une chance se présenterait, pas forcément deux.Il a suivi les conseils à la lettre, et le suivi plus poussé de ses performances, grâce à la technologie souhaitée par le Portugais, l'a aidé : « Les stats de mes courses GPS le prouvent, même si je parcours toujours la même distance par match – environ 12 kilomètres – j'ai progressé au niveau des courses à haute intensité, celles entre 20 et 28 kms/h. Ce sont ces efforts qui permettent d'aller au bout des actions». Depuis, Rongier forme avec Gillet un duo complémentaire, base centrale de tout le système de jeu de Conceiçao.

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