Foot - L1 - Nantes - Raymond Domenech (FC Nantes) : « Il faut retrouver l'ADN du club »

L'Equipe.fr
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Le nouvel entraîneur du FC Nantes, Raymond Domenech, a expliqué ce lundi, deux jours avant le match face à Rennes, vouloir « aider » et « (re)construire » le club par le jeu et la formation, ce qui a fait son glorieux passé. « Quel constat pouvez-vous dresser sur le club, maintenant que vous êtes là depuis bientôt une semaine ?
La vérité, c'est le match. Pour le moment, je peux dire ce que je veux, c'est un groupe sain qui fait des efforts. J'ai regardé tous les autres matches, au niveau des courses et de l'investissement, les joueurs sont présents. À part Marseille (défaite 1-3, le 28 novembre), où les chiffres étaient nettement en dessous. Tout le reste était au niveau des autres équipes. Vous n'avez donc vu que des choses positives ?
C'est un groupe qui a les moyens, qui peut produire quelque chose de bien, qui a cette capacité à jouer. Sur ce que j'ai vu, il y a peut-être un souci à jouer tous ensemble et à faire la même chose. C'est sur quoi je travaille déjà depuis quelques jours. Mais individuellement, trois-quarts des joueurs auraient leur place dans d'autres clubs. « Pour le moment, les joueurs sont investis. On a bien travaillé depuis une semaine » Trouvez-vous le groupe atteint psychologiquement ?
Non, je n'ai pas vu ça. Encore une fois, c'est le match qui situera vraiment leur état. Pour le moment, les joueurs sont investis. On a bien travaillé depuis une semaine. Cela vous fait-il de la peine de voir le club dans cette situation ?
Il n'y a pas de bilan, tous les clubs ont des cycles, des périodes d'euphorie et d'autres moins bonnes. Saint-Etienne, Marseille ou Bordeaux ont eu leurs grandes histoires et ont été moins bien à un moment donné. Seules des grandes équipes comme le Bayern Munich par exemple arrivent à se maintenir au top, et encore. Avez-vous l'impression que Nantes vit trop dans son passé ?
Je ne sais pas quoi répondre à ça. Nous, on est dans le présent. À Strasbourg, j'ai fait partie du passé. On se rappelle toujours de ceux qui ont gagné des trucs. Demandez aux anciens Verts ! Tous les clubs ont leurs héros. (Les champions du monde de) 1998 a été un peu effacé par 2018, ça a failli l'être en 2006... Ceux qui gagnent ont toujours raison. lire aussi Raymond Domenech vu par ses anciens joueurs Quel est votre projet pour le club ?
On a l'image du FC Nantes qui était une culture de jeu et de la formation. Ça lui permettait quand même d'avoir des résultats de haut niveau. L'ADN de ce club est là, il est toujours là. Il faut le retrouver. On n'efface pas vingt ans d'identité d'un club comme ça. Il faut le faire refleurir un peu. C'est là-dedans qu'on va avancer. Vous avez signé un contrat de six mois. Avez-vous envie de rester au-delà ?
Je l'ai toujours dit, je vis au jour le jour. Mais on peut faire comme si j'étais là pour dix ans. Je ne suis pas là pour faire un petit bout. Je peux construire aussi, aider ce club à continuer sa vie. Je ne suis qu'un maillon d'une chaîne d'entraîneurs et de joueurs qui se succèdent. J'aimerais qu'on retrouve l'essence, l'identité du club. Il faut se l'approprier pour le faire progresser. Considérez-vous que Rennes a dépassé le FC Nantes aujourd'hui à l'échelon national ?
Ils sont à quelle place au classement (4e) ? Devant ? Oui, à l'heure actuelle, c'est l'équipe dont on parle, qui a des joueurs, qui a fait la Ligue des champions, qui a une maturité et une expérience supérieures. Mais c'est un derby. Tout est remis à zéro à chaque fois. lire aussi Le classement de Ligue 1 Quel regard portez-vous sur l'évolution de Julien Stéphan comme entraîneur ?
Je l'ai vu à 10 ans. Il était avec Guy (son père), avec nous (en équipe de France). Je l'ai vu grandir. Je suis heureux que des jeunes entraîneurs, à qui on fait confiance, réussissent quelque chose. On fait toujours l'apologie des jeunes entraîneurs allemands, mais on en a aussi en France. Ils sont dans l'air de leur temps. Je suis vraiment content pour lui. Ce qu'il fait est très cohérent. Son équipe est compacte, elle va vite. On voit des schémas de jeu forcément travaillés, ce n'est pas que de l'inspiration. »