Foot - L1 - Nice-OM - Le patron des arbitres à la Fédération, Eric Borghini, soutient Benoît Bastien, l'arbitre de Nice-OM

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Le président de la Commission fédérale des arbitres, Eric Borghini, présent à Nice-OM, dimanche soir, apporte son soutien à Benoît Bastien, le sifflet de la rencontre, qui a fait reprendre le match après les incidents. « C'est la voix du préfet qui a compté », le défend le dirigeant fédéral. Eric Borghini, président de la Commission fédérale des arbitres, par ailleurs président de la Ligue Méditerranée, était présent au match Nice-OM intéressant l'arbitre international Benoît Bastien et deux équipes de sa région. Il s'est inquiété de voir l'un des juges de touche pris dans une bousculade lors de l'intrusion d'ultras niçois sur le bord de la pelouse. « J'ai eu peur qu'il ne prenne un coup. » lire aussi Nice-OM, récit d'une soirée interminable Après l'interruption du match (75e), il a rejoint le vestiaire des arbitres et entendu M. Bastien expliquer qu'il ne souhaitait pas le faire reprendre. « Il a avancé deux arguments : la sécurité des joueurs et l'équité sportive car il nous a dit qu'il aurait été obligé de sanctionner Payet d'un carton rouge pour avoir jeté deux bouteilles dans le Kop Sud niçois alors qu'il avait lui-même été victime d'un jet de bouteille dans le dos. » L'arbitre a toutefois fait reprendre la partie - sans les Marseillais - après une réunion de crise avec le préfet des Alpes-Maritimes et le délégué de la Ligue, une décision que M. Borghini « approuve sans réserve ». « Benoît Bastien a eu un comportement exemplaire, tant au niveau de l'application du règlement et des protocoles que de la gestion des incidents, avec courage et détermination. Il fait partie des meilleurs sifflets européens et a fait honneur à son statut d'arbitre international présent sur la liste Elite de l'UEFA. Il m'a rendu fier d'être le président de la Commission fédérale des arbitres. » Eric Borghini, président de la Commission fédérale des arbitres « Le préfet, ce n'est pas "Pinot simple flic". Quel que soit l'avis de l'arbitre, il fallait reprendre » « J'approuve sans réserve l'ensemble de ces décisions, y compris celle de reprendre le match, poursuit M. Borghini. Il a bien fait de respecter l'instruction, la consigne - je n'ose pas dire l'ordre - que lui a donné le préfet. Je pense qu'il se serait mis à la faute en cas de décision contraire. Il ne pouvait pas faire autrement. Le préfet ce n'est pas "Pinot simple flic". Quand il dit que pour des raisons d'ordre public, il faut reprendre le match, quel que soit l'avis que l'arbitre a exprimé loyalement et en toute transparence, sans se cacher derrière son petit doigt, il fallait reprendre. » « C'est la voix du préfet qui a compté, pas celle de la Ligue (la LFP s'est rangée à la décision du représentant de l'État), précise encore M. Borghini. J'ai parlé avec Pascal Garibian (directeur technique de l'arbitrage). Il est choqué comme moi par cette blessure faite au football. Et nous sommes en phase sur la qualité de la prestation de Benoît Bastien dimanche soir. » lire aussi Jacques Cardoze (OM) : « M. Estrosi devrait avoir honte »

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