Foot - L1 - OL - Le député Gwendal Rouillard répond à Aulas : « On attend des propositions et une parole collective »

L'Equipe.fr
L’Equipe

Député LREM du Morbihan et passionné de foot, Gwendal Rouillard (44 ans) veut placer les présidents de clubs face à leur responsabilité à la suite de la lettre envoyée aux parlementaires par Jean-Michel Aulas, le patron de l'OL. « Que pensez-vous de la lettre envoyée aux parlementaires par Jean-Michel Aulas, pour obtenir du soutien ?
Je comprends parfaitement qu'on puisse défendre son club et ses intérêts. C'est légitime et même souhaitable. Mais ce que nous attendons de Jean-Michel Aulas et des autres dirigeants, ce sont des propositions et un comportement qui incarnent l'intérêt général. Or, depuis des semaines, nous avons des prises de position individuelles, des tensions entre les uns et les autres mais aucune parole collective, à part celle de Noël Le Graët (le président de la FFF). Fin de partie (1/2) : comment le foot français s'est arrêté Fin de partie (2/2), comment le foot français s'est arrêté Quelles propositions attendez-vous ?
Je n'ai rien entendu ou presque sur l'avenir du football français et européen, l'évolution du modèle économique des clubs pros, l'accroissement de leur responsabilité sociale - même si des efforts ont déjà été faits -, la régulation ou l'équité entre les clubs. Un de ces instruments, c'est l'instauration du « salary cap », en France et en Europe. Je serais curieux d'entendre Aulas sur cette question, par exemple. Ça me semble une mesure de bon sens et de pertinence économiques. Jusqu'à maintenant, un paquet de sujets restaient tabou dans le foot. C'est ce que j'attends aujourd'hui des dirigeants du foot français : comment structurer les clubs dans la France du XXIe siècle.

« C'est le moment de mettre tous les sujets sur la table »
Comprenez-vous qu'Aulas remette en cause la décision du gouvernement concernant l'arrêt de la saison ?
Si on se concentre seulement sur ce sujet, on est en partie à côté de la plaque. Quand on dit que le Championnat devait notamment se poursuivre pour des raisons économiques, en particulier celles liées aux droits télés, on parle bien de modèle économique. Donc on doit réfléchir ensemble, dès maintenant, à l'avenir du modèle économique des clubs dans les trois à cinq ans à venir. C'est le moment de mettre tous les sujets sur la table. Pas pour charger les épaules du foot français, car il n'est pas responsable de tous les maux de la société ; il en est même parfois victime. Mais pour que le foot apporte sa pierre à l'édifice de la nation. Alors s'il vous plaît, chers présidents de clubs : travaillez, argumentez, faites des arbitrages entre vous, mais ayez une parole collective. » Collège de L1 : Jean-Michel Aulas sur la sellette

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi