Foot - L1 - OL - Gérard Houllier (OL) : « C'est injuste, ce qui se passe »

L'Equipe.fr
L’Equipe

Le conseiller du président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas, Gérard Houllier, a apporté son soutien à Amiens, qui refuse sa relégation, et à l'idée d'une Ligue 1 à vingt-deux clubs. Amiens et Lyon, les deux grands déçus de l'arrêt du Championnat, n'hésitent à se faire entendre et, même, à mêler leur voix. Dimanche, le club picard, qui a d'ores et déjà saisi la justice pour demander à annuler les relégations décidées par la Ligue de football professionnelle (LFP), a organisé un live Facebook. L'occasion d'obtenir le soutien de Laurent Blanc, Alain Boghossian et Antoine Kombouaré, mais aussi de personnalités venant d'autres univers : Jean-Pierre Pernaut, Cauet, Henri Sannier... Jean-Michel Aulas (OL) a signé la pétition d'Amiens pour une L1 élargie Également invité, Gérard Houllier, conseiller du président de l'OL Jean-Michel Aulas, a réagi aux décisions de la LFP et a apporté son soutien à l'ASC dans son combat pour une Ligue 1 à 22 clubs. « Ma première réaction, c'est de dire que ça a été un peu hâtif. On a pris une décision alors qu'on pouvait attendre. Ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera pas peut-être dans quinze jours ou trois semaines. On pouvait attendre fin mai pour prendre des décisions comme ça. Pour moi, c'est une injustice quand un Championnat ne se termine pas. Il y avait la possibilité de trouver d'autres moyens. » Gérard Houllier « C'est une affaire de solidarité, d'intelligence » L'ancien manager des Reds a précisé sa pensée. « Ils ont été trop vite ! On va voir ce qui va se passer dans les autres pays, mais ce qui est sûr c'est qu'ils ont la volonté de terminer leur Championnat. On aurait pu terminer le Championnat en août, septembre ou octobre, puis démarrer une nouvelle saison de février jusqu'à novembre. C'est injuste ce qui se passe. [...] Comme les présidents ne se mettaient pas d'accord, je pense que le président (de la Fédération française) Le Graët s'est mis au-dessus de la mêlée pour décider. Soit on termine la saison, peut-être beaucoup plus tard, soit on ne peut pas la finir sur les terrains et alors on prend une décision en faisant preuve d'intelligence et de solidarité en jouant à vingt-deux. Il y aura des dates disponibles puisque la Coupe de la Ligue n'existera plus. C'est une affaire de solidarité, d'intelligence. Ce serait la solution la moins injuste. Elle permettrait à des clubs de se sauver. On oublie les difficultés économiques de certains clubs. On vit quelque chose d'exceptionnel, prenons donc des mesures exceptionnelles temporaires. »

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi