Foot - L1 - OL-OM - Le préfet du Rhône réaffirme qu'OL-OM devait reprendre

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La préfecture du Rhône explique qu'un dispositif de sécurité renforcé était prêt à être déployé au Groupama Stadium pour qu'OL-OM puisse reprendre, avant que l'arbitre décide finalement d'arrêter définitivement le match. C'est le récit exposé dimanche soir par Jean-Michel Aulas (« On avait imaginé avec le préfet que le match pouvait reprendre, l'arbitre en avait décidé ainsi ») et détaillée lundi dans le communiqué de l'OL. Selon le club lyonnais, l'arbitre « Ruddy Buquet a [...] convoqué dans son vestiaire les deux coaches et les capitaines [...] pour leur signifier la reprise du match et le timing de retour sur le terrain ». Avant un revirement qui a finalement conduit à l'arrêt définitif de la rencontre, décidé par l'arbitre, après de longues discussions en coulisses. Dimanche soir, Ruddy Buquet a expliqué, de son côté, que « [sa] décision sportive a toujours été de ne pas reprendre le match ». Mais après la réunion initiale de crise, tenue dans le PC sécurité du Groupama Stadium avec les autorités (préfectorale, judiciaire et policière), et à l'issue de laquelle Buquet se serait prononcé pour une reprise, le match était bien prêt à redémarrer dans des conditions sécuritaires adaptées, selon la préfecture de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône. Boucliers et filets de protection mobiles Cette dernière nous indique que Ruddy Buquet a réclamé, lors de ce premier acte, que « la sécurité soit renforcée ». « On nous a demandé des policiers avec des boucliers et des filets de protection mobiles sur les points de corner, poursuit-on à la préfecture. Ces filets étaient dans le stade, tout était mis en place. » Sur BFM Lyon, Pascal Mailhos, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône est également revenu sur cette soirée désolante et la pression dont aurait pu pâtir l'arbitre. « Bien sûr que non, a-t-il répliqué sur ce point. Cette responsabilité ne me revient pas. Si donner son avis c'est faire pression, pourquoi demander l'avis ? Je donne mon avis sur les deux hypothèses (reprise ou arrêt), j'évalue les avantages et les inconvénients. Je ne donne pas de préférence, et à l'issue de cette réunion, l'arbitre, très clairement, décide de maintenir le match, nous demande quelques minutes pour l'échauffement, et sous réserve que nous mettions quatre boucliers aux poteaux de corner. Une deuxième réunion se tient à la demande de l'arbitre dans son vestiaire. Il nous annonce qu'il ne reprendra pas le match nous lui faisons valoir la volte-face que cela représente. Nous en prenons acte. » Dans un communiqué, la Ligue avait déploré, dimanche soir, dans la première partie du feuilleton, « la décision de la reprise de la rencontre par le préfet de région ». « On regrette évidemment la durée de la prise de décision finale qui aurait été évidemment plus courte si la LFP et l'arbitre étaient seuls décideurs », avait également pointé le DG de l'instance, Arnaud Rouger. Une version à nouveau démentie par la préfecture, lundi, qui ajoute que « le fait que la Ligue se défausse sur le préfet n'est pas correct ».

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