Foot - L1 - OL - Rudi Garcia (OL) répond à Pablo Longoria (OM) sur la formation des joueurs français

L'Equipe.fr
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L'entraîneur de l'OL Rudi Garcia a défendu vendredi la formation française, mise en cause par le président de l'OM Pablo Longoria. Rudi Garcia a répondu assez tranquillement à Pablo Longoria, le nouveau président de l'OM, en conférence de presse, qui a mis en cause la formation française dans une interview à El Pais. « C'est l'un des meilleurs à son poste, on se connaît et on s'apprécie. Pablo a fait un incroyable travail à Valence et ça deviendra l'un des meilleurs mais je ne suis pas d'accord avec ce qu'il a dit. Il y a trop d'exemples de joueurs pas individualistes formés par leurs formateurs d'abord puis par les entraîneurs qui les ont lancés. Un Pogba, formé au Havre, un Tolisso, formé à Lyon, un Digne, formé à Lille, un Kanté sont des joueurs très collectifs et peuvent jouer dans plein de systèmes de jeu différents. Ce n'est pas pour rien que les meilleurs jeunes au monde sont de France et pour beaucoup, ils ne sont plus dans le Championnat donc ils savent tout faire. Sinon, ils seraient revenus chez nous depuis longtemps. » Une question de lobbying ? Sur les entraîneurs moins reconnus à l'étranger, il y voit des explications « mais il y a des entraîneurs français avec des parcours à l'étranger qui ont été fabuleux : Denoueix, Montanier, Wenger et je m'arrête là car je vais en oublier. Et il y a surtout Gérard Houllier qui a été aussi le pilier de la formation des entraîneurs à la française. Zidane a gagné tous les plus grands trophées sur la planète foot mais Pablo a peut-être raison sur le fait qu'on n'est pas assez nombreux dans les Championnats majeurs même dans des clubs de deuxième partie de tableau. » lire aussi Pablo Longoria, le président de l'OM, met en place son organisation Pourquoi ? « J'en ai déjà parlé à l'Unecatef, on devra être meilleurs dans le lobbying pour mettre en avant la qualité des entraîneurs français et être plus soutenus par les médias. En Italie, je vois qu'il y a une sorte de protection des entraîneurs locaux, on les met en avant et ça leur donne beaucoup de force pour s'exporter à l'étranger. Il n'y a pas moins de qualités chez nous, il y a des bons partout et notamment en France. »