Foot - L1 - OM - André Villas-Boas (OM) : « Une chance unique d'écarter un autre adversaire »

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À deux jours d'un déplacement passionnant à Rennes (3e de L1), l'entraîneur de l'OM, actuel dauphin du PSG, a évoqué ce mercredi l'opposition et quelques sujets chauds de l'actualité olympienne. « Au vu des échéances et de votre calendrier, l'OM (2e de L1) peut-il sécuriser sa place sur le podium dans les semaines à venir ? Après la prestation à Monaco (1-2 en Coupe de la Ligue), fin octobre, on a changé de dynamique. On joue de grosses équipes à l'extérieur. On veut garder cet écart au classement (l'OM compte 7 points d'avance sur Lille, 4e), ne pas être dans ce peloton où les places changent après chaque week-end. On joue Rennes, et après Angers, on va à Bordeaux et Saint-Étienne. À l'extérieur, la pression monte un peu. Mais on ne va pas sauter les étapes, on va prendre match par match, la dynamique de la victoire, les émotions peuvent avoir une conséquence directe sur les autres rencontres. On connaît l'importance de la seconde partie de saison mais on ne peut pas anticiper, j'espère juste qu'on va garder ce niveau. « C'est une équipe qui fait les choses bien et de façon très efficace devant le but Considéreriez-vous un match nul à Rennes comme un bon résultat ? Franchement oui, je pense. Ici, en France, avec la compétitivité de la Ligue, oui. J'étais content du match nul à Nantes (0-0, 2e journée), un déplacement difficile, c'est un peu la même chose à Rennes. Nous avons une chance unique d'écarter un autre adversaire, d'affecter leur moral. Valentin Rongier a évoqué la bataille du milieu. Sera-t-elle le point crucial de la rencontre ? Cela va se jouer dans toutes les zones. Rennes a un jeu intéressant sur les côtés avec la force physique extrême de (Hamari) Traoré ou de (Faitout) Maouassa, qui ont une grande énergie. Ils ont des défenseurs centraux qui jouent simple, sans exagérer. Rennes a un style de jeu très efficace. Si on regarde les statistiques, on ne peut pas dire que Rennes domine dans tous les secteurs, non, c'est une équipe qui fait les choses bien et de façon très efficace devant le but, ils mettent beaucoup de buts avec peu d'occasions. Ils se trouvent dans une bonne dynamique, (M'Baye) Niang est en forme. Le moment-clé pour eux a été le changement de système. Que pensez-vous de Julien Stéphan, l'entraîneur rennais ? Il a déjà gagné des trophées en France, c'est remarquable. Il est capable de tenir son équipe à un haut niveau au classement. L'organisation de son équipe est bonne, il a changé de système quand ils ont eu des résultats moyens, aujourd'hui ils se trouvent très bien dans ce 4-4-2, l'équipe joue bien au ballon. C'est un gros adversaire. Sa jeunesse lui a permis de convaincre les joueurs. Ils le suivent, lui et ses conseils, qu'importe son âge. J'ai commencé à 31 ans (il en a 42), j'ai eu la chance de travailler avec de bons groupes qui m'ont suivi, et cela a bien marché. « Lorsque j'ai appelé Dimitri (Payet) à mon arrivée, j'ai senti qu'il était revanchard [...] Il n'y a pas de matches ratés (avec lui), il est toujours performant, il attaque, il défend, il est solidaire pour l'équipe. C'est une transformation personnelle Comment définiriez-vous votre relation avec Dimitri Payet ? On est dans la transparence. Quand les choses vont bien, je suis capable de remercier les joueurs. Quand les choses ne vont pas bien, on se parle dans mon bureau. À ce niveau-là, Dimitri est exceptionnel pour nous, de par les différences qu'il peut faire. Lorsque je l'ai appelé à mon arrivée, j'ai senti qu'il était revanchard. Il est un joueur créatif, qui évolue normalement comme un numéro 10, mais il se sent bien à gauche dans le 4-3-3. Il n'y a pas de matches ratés, il est toujours performant, il attaque, il défend, il est solidaire pour l'équipe. C'est une transformation personnelle. Il se sent bien dans le groupe. Un 4-3-3 est-il possible si Rongier et Sanson ne sont pas là ? Sans Morgan Sanson, vous avez adapté votre système face à Trélissac (N2), en passant en 4-2-3-1... Oui au bout de vingt minutes de jeu, c'était mieux pour nous de rapprocher Max (Lopez) de Dario (Benedetto), après le but de Trélissac (1-1, 4-2 aux t.a.b.). Cela a donné plus de libertés à Max, Rongier et Strootman ont tenu leur position. Mais ça peut aussi fonctionner avec Max en relayeur gauche, proche de Payet, dans notre système habituel en 4-3-3. »

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