Foot - L1 - OM - Les dessous de l'action des supporters de l'OM à la Commanderie

L'Equipe.fr
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Si les manifestants présents au centre d'entraînement de l'OM samedi n'avaient pas de signe visible d'appartenance à un collectif, les groupes de supporters s'étaient bien préparés pour cette opération dès le début de la semaine. La manifestation de plusieurs centaines de fans de l'OM a été décidée mardi, lors d'une réunion entre les différents groupes de supporters. Jusqu'ici, la contestation avait été portée devant le stade par les Fanatics et la Vieille Garde, les ultras du club étant en conflit ouvert avec le président Eyraud. Ils ont été rejoints par toutes les associations. Ainsi, Rachid Zeroual, patron des South Winners (7 000 adhérents) et longtemps proche de « JHE », a-t-il écrit vendredi soir sur ses réseaux sociaux : « À toutes les personnes concernées par la situation désastreuse du club ! Rendez-vous demain à midi au local des Winners ! Grosse surprise à venir ! Le club doit être restitué aux Marseillais !!! » lire aussi Le jour de la journée où l'OM a perdu le contrôle de ses supporters En revanche, les supporters présents ont pris soin de ne pas porter le moindre signe distinctif de leur groupe, ne voulant pas donner de grain à moudre à un président qui a dissous le groupe historique des Yankees, au printemps 2018. « Nous avons reconnu des personnes grâce à nos caméras, donc on sait exactement qui était présent, quels groupes étaient présents, et on va transmettre tout ça », a expliqué le directeur général de l'OM Hugues Ouvrard, sur RTL, avant d'ajouter : « Il y a eu préparation de cet acte. » L'affaire avait en effet fuité, plusieurs médias, dont L'Équipe, étaient au courant, idem pour certains cadres du club, d'autant que le car de l'OM avait déjà été bloqué avant OM-Nantes (3-1), le 28 novembre. Un dispositif policier avait été ainsi déployé samedi, en plus des sociétés privées habituelles. Depuis l'arrivée de plusieurs « Messieurs sécurité » issus de la gendarmerie (Thierry Aldebert) ou des RG (Alexandre Neyton), Jacques-Henri Eyraud vantait la Commanderie comme un havre de paix et de tranquillité. Ses supporters en ont décidé autrement.