Foot - L1 - OM - Dimitri Payet (OM) : « J'ai toujours eu un rapport particulier avec les Lyonnais »

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À deux jours du déplacement au Groupama Stadium (dimanche, 20h45), le meneur de jeu de l'OM est revenu sur l'importance de ce rendez-vous et son début de saison abouti. Après les incidents du Classique, le 24 octobre, l'OM a écopé mercredi soir d'un match à huis clos total. Que pensez-vous de cette décision dont vous êtes, disons, victime ?
Victime, c'est bien le mot. Le président a essayé de faire passer des messages, moi aussi, cela n'a malheureusement pas suffi pour tout le monde. On a été sanctionnés. Les joueurs, les premiers, on ne pourra pas compter sur notre public face à Troyes (dimanche 28 novembre). Les supporters qui se sont tenus à carreau ne pourront pas venir encourager leur équipe. Le principal gagnant, pour l'instant, est cette équipe de Troyes qui pourra venir jouer dans un stade vide, et ce sera plus simple pour eux que dans l'enceinte qu'on a depuis le début de saison. « Je fais une cure au kiwi en ce moment » Comment expliquez la différence criante entre le Payet de l'automne 2020 et le Payet de l'automne 2021 ?
Il y a beaucoup de planètes qui se sont alignées. L'arrivée du nouveau coach, d'abord, avec un nouveau système et une nouvelle façon de jouer. Je me retrouve au coeur du jeu, là où je m'épanouis. Il a compris ma façon de fonctionner, m'a donné une seconde jeunesse. La remise en question personnelle, elle, est continue. Je me remets toujours en question après chaque match, je fais un bilan personnel en fin de saison. Et puis du travail en plus, à côté, pour retrouver ce niveau-là. Je fais une cure au kiwi en ce moment. Plus sérieusement, on a un rythme de matches effréné depuis début septembre, je sais que je ne pourrais peut-être pas faire tous les matches à 34 ans, mais je dois faire en sorte d'en disputer le plus possible et à un bon niveau. La notion de plaisir est primordiale, mais il faut faire plus attention encore à son corps. Tant que je pourrai être à mon niveau, je continuerai, je suis loin d'être arrivé à la fin de ma carrière. Sur le terrain et en dehors, aujourd'hui je suis très heureux. On a un groupe qui vit très bien. Vous l'avez vu ce matin, les absents des deux dernières semaines nous ont manqué, on a salué leur retour de sélection. lire aussi Le classement de Ligue 1 Comment appréhendez-vous ce déplacement sur les terres de l'OL, un de vos grands rivaux aujourd'hui ?
On a beaucoup plus de mal à s'imposer en terres lyonnaises. On reste sur un match référence à domicile (en novembre 2019, 2-1), mais il faut aussi aller prendre des points à l'extérieur si on veut continuer sur notre lancée cette saison. C'est une équipe européenne, qui a de très bons joueurs. À nous d'imposer notre jeu, comme on essaye de le faire chaque week-end, et de prendre des points face à un concurrent direct. Avec Paris, Lyon est l'autre rendez-vous un peu plus attendu que les autres. Le Classique reste le Classique, mais la rivalité Lyon-Marseille a maturé, le PSG, quand on regarde le classement, est loin devant. L'année où on finit en finale de Ligue Europa (2017-2018), Lyon termine un point devant nous et se qualifie pour la Ligue des Champions. Nous sommes deux équipes se battant pour la C1 derrière le Paris-SG. Ayant évolué à Saint-Etienne, j'ai toujours eu un rapport particulier avec les Lyonnais, j'ai connu ces derbys-là. L'Olympico, les meilleurs ennemis, tous les événements lors de ces rencontres au fil des années... On doit se préparer pour faire un gros match. « Je n'ai pas tiré un trait (sur les Bleus) » Que pensez-vous de Lucas Paqueta, le créateur adverse ?
C'est un joueur que j'avais déjà un peu observé en Italie, mais je l'ai vraiment découvert après son arrivée en France. Il a des facilités qui sont très rares dans notre Championnat. Il ne cesse de progresser, d'avoir de l'influence sur le jeu de son équipe. C'est un joueur beau à regarder, mais on va essayer de ne pas trop le regarder dimanche, mais plutôt de contrer son influence sur le jeu de son équipe et sur le match. Votre début de saison a fait ressurgir un vieux débat sur votre retour en Équipe de France. Avez-vous tiré un trait sur les Bleus ou y croyez-vous encore ?
Non, je n'ai pas tiré un trait. Tant que je sentirai que je réalise des performances en club me permettant d'évoluer à un niveau international, forcément, cela restera dans un coin de ma tête, surtout avec les belles expériences déjà vécues avec les Bleus. Après, il y a un sélectionneur, qui fait des choix justifiés, l'équipe tourne très bien, on a de très bons joueurs dans ce secteur-là, les places sont très chères. Il n'y a pas de pression spéciale, il faut juste être patient ou faire plus. Je suis assez tranquille sur ce sujet. lire aussi La DNCG confirme l'encadrement de la masse salariale de l'OM

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