Foot - L1 - OM - Eric Di Meco à propos de Jacques-Henri Eyraud : « Je ne vois pas comment il peut rester à la tête de l'OM »

L'Equipe.fr
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L'ancien défenseur marseillais et actuel consultant RMC Éric Di Meco s'en prend au président de l'OM, Jacques-Henri Eyraud, ce vendredi dans « La Provence ». Dans un entretien accordé ce vendredi à La Provence, Éric Di Meco, l'ancien défenseur marseillais aujourd'hui consultant RMC, s'alarme de la situation du club phocéen et de l'action du président de l'OM Jacques-Henri Eyraud : « J'ai dit l'autre jour à la radio que j'avais un gros doute sur le président de l'OM, pas sur l'homme, dit-il notamment. Je m'étais posé la question de savoir s'il aimait Marseille, les Marseillais, l'OM, les supporters, ses joueurs, car d'après ce que je sais, c'est chaud aussi en coulisses. Et je me demandais pourquoi il restait là s'il n'aime pas cette ville ».

« Je le trouve dangereux » « À mon sens, avec le dernier épisode à la Commanderie et ce qui en résulte derrière, la mise en demeure des supporters, je le trouve dangereux. J'ai peur qu'il ait sauté sur l'occasion du débordement au centre d'entraînement, condamné par les groupes de supporters, pour accomplir une tâche qu'il avait en tête depuis un moment. Pourquoi ? Je n'ai pas la réponse. Est-ce pour que le club soit plus glamour pour le vendre ? [...] Là où il se trompe, c'est de penser que les menacer avec la non-reconduction de la convention permettra de les faire disparaître. Ils ne disparaîtront jamais. Ils n'ont pas comme seule vocation de faire des tifos et du bruit au stade. Ils ont aussi un rôle social important à Marseille. Je ne vois pas comment il peut rester à la tête de l'OM. »
« Il est presque en opération sabotage » Di Meco attend désormais une intervention de l'actionnaire. « (Frank) McCourt doit venir, faire quelque chose, dire ce qu'il veut faire du club. » À propos d'Eyraud, il poursuit : « Je reste persuadé qu'il ne nous aime pas. J'ai dit un jour à la radio que lorsqu'il a été propulsé à la tête de l'OM, le sport numéro un à Paris avait été de trouver sa photo avec une écharpe du PSG. Cela ne lui avait pas plu. Mais de partout où il est passé à Paris, il était notoirement supporter du PSG. Là, quand tu vois ce qu'il fait et que tu entends ce qu'il dit, il est presque en opération sabotage. Je ne sais pas comment en sortir. J'en appelle à l'actionnaire ! Il doit nous parler. » lire aussi Entre les supporters et le président Eyraud, le point de rupture