Foot - L1 - OM - Jacques-Henri Eyraud (OM) évoque une « horde sauvage » qui voulait « tout détruire »

L'Equipe.fr
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Jacques-Henri Eyraud, le président de l'OM, assure qu'il mettra tout en oeuvre pour retrouver les auteurs de l'attaque de la Commanderie de ce samedi. Jacques-Henri Eyraud (président de l'OM, au micro du Canal Football Club) : « C'est à l'heure actuelle encore la sidération, pour nous tous, pour les salariés du club, pour le staff technique, pour les joueurs. On ne s'attendait vraiment pas à voir cette horde sauvage, arriver et tout détruire. Je crois qu'on a évité le pire, j'ai vu toutes les images de vidéosurveillance, je peux vous dire que ce que j'ai vu fait peur, fait très peur. Je pense qu'un drame aurait pu se produire cette après-midi à la Commanderie. lire aussi « Pas raisonnable de maintenir le match » : les explications de la LFP après le report d'OM-Rennes Tout le monde est choqué. Les joueurs sont choqués. Les salariés sont choqués. C'est aussi une grande tristesse parce que notre métier c'est le sport, c'est de donner du plaisir aux gens. Alors parfois on n'y arrive pas, c'est vrai, mais il y a encore un mois et demi, un mois et demi, l'OM jouait les premières places. Bien sûr qu'ils sont déçus, certains d'entre eux en tout cas. Ceux qui se sont manifestés aujourd'hui aux portes de la Commanderie, pour moi ne sont pas des vrais supporters. Ce sont des casseurs, ce sont des délinquants, ce sont des gens qui ne respectent rien et c'est peut-être un grand problème, au-delà de l'Olympique de Marseille, que rencontre le football français aujourd'hui et sur lequel il va bien falloir se pencher très sérieusement. « Je n'ai pas envie de jeter l'éponge » Je parle avec Frank tous les jours et il ne comprend pas. Il ne voit pas comment on peut en arriver là, donc il est évidemment très déçu et c'est l'incompréhension qui règne. Non je n'ai pas envie de jeter l'éponge. J'ai été combattant dans ma vie, sportive d'abord, dans ma vie professionnelle aussi, et effectivement on a deux choix ce soir. Soit celui de baisser les bras, soit celui de dire ''c'est comme ça, le foot est à l'image de la société, il y a de la violence dans la société, nous dirigeants de club on ne peut pas faire grand-chose face à ça.'' Soit on ne l'accepte pas. On ne l'accepte pas et on décide de partir au combat, alors on va partir au combat et on va essayer de trouver des solutions. Par le droit d'abord, mais aussi des solutions autres que celles par les voies de droit qui sont proposées parce qu'il faut toujours du dialogue et essayer de comprendre. Je crois que je suis un homme de dialogue, je l'ai montré dans le passé, mais ce n'est juste plus possible de voir des choses comme ça. Ce que je voulais dire aussi, c'est qu'on va essayer d'établir les responsabilités et toutes les responsabilités. Et quand je pense à ça, je pense aussi à ceux qui, depuis quelques semaines, depuis quelques mois, parfois un peu plus longtemps, incitent à la violence, incitent à la haine, jouent ce petit jeu malin et vicieux de faire en sorte que la mayonnaise monte pour qu'on en arrive là aujourd'hui. Et je crois qu'il y a des responsabilités qui vont au-delà de ceux qui étaient à la Commanderie cette après-midi et ceux-là vont devoir aussi en répondre et rendre des comptes. lire aussi Alvaro Gonzalez (OM) : « Je vais bien » Je ne vais pas rentrer dans le détail (sur Alvaro). Il y a des plaintes qui seront déposées en nombre demain. Il y a une équipe de sécurité formidable, à qui je veux rendre hommage d'ailleurs, qui a réuni beaucoup d'éléments, beaucoup de preuves. On est en train d'identifier un certain nombre de meneurs. On va collaborer pleinement avec le préfet. On va aller au bout parce que c'est inacceptable et on ne peut pas quand on a des valeurs, quand on est l'OM d'ailleurs, on ne peut pas accepter ça. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais on a déjà recueilli beaucoup d'éléments qui nous serviront dans les dossiers judiciaires qui seront ouverts dans les heures qui viennent. « Il faut justement ne pas donner à ces individus ce qu'ils demandent, c'est-à-dire le chaos. » Je voudrais dire aussi à quel point je suis touché par tous les messages que j'ai reçus, absolument innombrables, de Marseillais, de gens que je côtoie, parce que j'habite cette ville, et qui pensent que l'image du club aujourd'hui a été entachée par des comportements inqualifiables. Ceux-là, ce sont les vrais supporters de l'Olympique de Marseille, ils sont très nombreux, une majorité silencieuse mais ils sont très nombreux. J'en profite pour les remercier de tout leur soutien, non pas pour moi mais pour tout le club et les moments qu'on vit aujourd'hui. Il faut que la vie reprenne. Il faut justement ne pas donner à ces individus ce qu'ils demandent, c'est-à-dire le chaos. Et tous ceux qui sont derrière eux, qui les poussent. Il faut que le sport reprenne ses droits. Parce que ce qu'on a vu aujourd'hui ce n'est pas du sport. J'espère bien que les prochains matches auront lieu, que les joueurs reprendront leurs esprits, on sera là avec eux, on les accompagnera, on les entourera. J'espère que sur le terrain le temps du football, le temps du sport reviendra, et qu'on gagnera à nouveau, on en a besoin aussi. J'espère vraiment qu'on donnera une autre image de notre sport parce qu'il en a besoin. » lire aussi L'OM condamne des « agissements irresponsables et inacceptables »