Foot - L1 - OM - Jorge Sampaoli (OM) : « Aujourd'hui, c'est Bordeaux, demain, cela peut être nous »

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Foot - L1 - OM - Jorge Sampaoli (OM) : « Aujourd'hui, c'est Bordeaux, demain, cela peut être nous »

À la veille du déplacement à Bordeaux, menacé par les nombreux cas de Covid au sein des Girondins, Jorge Sampaoli est revenu sur une préparation fort complexe. Alors que l'OM commence à compter des positifs (trois joueurs écartés ce jeudi après les tests de mercredi), il a voulu prendre de la hauteur et délivrer un message mesuré. « Comment préparer une rencontre aussi incertaine ?
Les doutes sur le match sont liés à une décision qui doit être prise. Pour l'instant, ça va se jouer, je n'ai pas été informé d'un changement. Après, je ne sais pas jusqu'à quand on peut être prévenus d'un changement, en fonction du protocole Covid. Le club non plus ne connaît pas totalement quelle est la date butoir. Nous avons trois absences pour Covid (Gerson, Milik, Alvaro, ndlr), mais aussi des gênes ou blessures, comme Steve (Mandanda), qui est touché à la cheville, il s'est fait mal à l'entraînement. Pour les cas Covid, le club m'a conseillé de ne pas nommer les positifs dans l'effectif, le staff médical devra gérer ça. Il faudra s'habituer à ça, il y aura toujours des moments cette saison où il nous manquera des joueurs, pour blessures ou Covid. Ça fait partie de ce Championnat aujourd'hui. « Il faut que la LFP soit en accord avec tout le monde, pour trouver une décision unanime » Est-ce que cela vous pose des soucis tactiques, de compositions d'équipe ? Le tout en sachant que vous pouvez être le premier entraîneur à gagner à Bordeaux depuis 44 ans...
C'est très compliqué de planifier des choses, d'organiser un 11 de départ, on change souvent. Il faut être sûr que tous les joueurs disponibles soient prêts à jouer si on fait appel à eux, et sans que cela affaiblisse l'équipe. Notre effectif est jeune et court. C'est aussi un apprentissage pour nous. Le match de demain (vendredi) est important, il y a cette motivation supplémentaire de briser cette mauvaise série sur un terrain très compliqué historiquement pour l'OM. Je suis enthousiaste. Pour le reste, en qualité d'entraîneur, je suis payé, et bien payé, pour résoudre ce type de problèmes. Bordeaux a évoqué la possibilité de déclarer forfait, ce jeudi midi. Est-ce du bluff selon vous ?
Non, je ne crois pas qu'ils bluffent. Je pense qu'ils commentent la situation qu'ils sont en train de vivre, leur club est très touché actuellement par le Covid. Sur le Covid, sur les cas de violences, depuis le début de saison, chacun voit un peu le bout de son nez dans ce type de situations, et on ne va pas améliorer l'image du Championnat à l'extérieur en allant dans ce sens-là. Ces derniers mois, au lieu de constater une évolution positive de l'humain, on voit plutôt l'inverse, on voit de la vulgarité. Il y a une énorme vague de Covid, dans le monde entier, le principal est la santé. Si on ne peut pas jouer ce match, eh bien ce match ne se jouera pas. Aujourd'hui, c'est Bordeaux, demain, cela peut très bien être nous. Il faut une égalité pour tout le monde. Si Bordeaux ne peut pas jouer, il ne peut pas être joué. J'ai confiance en ce qu'ils disent, ils sont dans une situation unique. Il faut que la LFP soit en accord avec tout le monde, pour trouver une décision unanime. S'il y a un report, on jouera ce match à un autre moment. Ça se passe partout, ça va continuer. Le problème est bien plus grand que nos intérêts respectifs. On devrait se serrer les coudes. La Ligue va prendre une décision, et on la respectera. lire aussi Admar Lopes, directeur sportif de Bordeaux : « Le protocole n'est pas prévu pour une situation comme la nôtre » Comment le Covid impacte-t-il vos séances, concrètement ?
Il est difficile d'éviter la propagation. On donne des consignes à suivre aux joueurs. Collectivement, on a amoindri les groupes de sparring-partners, en faisant moins appel aux jeunes du centre. Hier (mercredi), trois de mes joueurs se sont entraînés normalement pour préparer spécifiquement Bordeaux. Aujourd'hui ils sont absents. Le variant actuel, au niveau de la contagiosité, est beaucoup plus agressif. La situation n'est confortable pour personne, elle est changeante, même pour nous. On a des joueurs qui vont revenir sans être en forme, d'autres qui ne se sont pas entraînés pendant longtemps. On avait beaucoup d'espoirs après la première grande vague de la pandémie, maintenant on est dans une seconde. J'aimerais que les autorités gouvernementales et la Ligue se réunissent et prennent des décisions claires, sans spéculer. Je n'ai pas de réponse, personnellement. Le départ de Jordan Amavi à Nice est-il suffisant pour avoir de la marge ?
Le club traverse une situation économique compliquée, elle rend délicate l'arrivée de joueurs que nous avons proposés au propriétaire Frank McCourt et à Pablo Longoria. Le départ de Jordan Amavi, qui a peu joué avec nous, permet de faire venir un autre joueur. Une sortie avant un recrutement est un processus logique, on doit alléger la masse salariale avant d'embaucher. Les ventes conditionnent les achats. Ce n'est pas la situation idéale. Selon le staff technique, sans autre départ, on aurait besoin de quatre à cinq renforts supplémentaires, notamment devant pour améliorer notre finition. Derrière, on cherche à la fois pour le flanc gauche un latéral offensif type Pol Lirola à droite et un axial gauche en défense centrale type Luan Peres. À Séville, en janvier 2017, Monchi m'a montré que c'était un mercato pour améliorer l'effectif ponctuellement. » lire aussi Vladimir Petkovic (Bordeaux) : « Je dois faire tout mon possible pour composer avec la situation » Amine Harit : « J'aspire à jouer plus »

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