Foot - L1 - OM - Larguet (OM), avant la rencontre face à Nice : « Un match pour rester vivants dans ce Championnat »

L'Equipe.fr
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Privé de Lirola, Milik et Ntcham (non qualifiés), ainsi que de Balerdi et Benedetto (suspendus), Nasser Larguet ne sait pas encore s'il pourra compter sur Rongier (tendon) et Thauvin (béquille) mercredi soir face à Nice (match en retard de la 11e journée). Il fait le point sur les attentes autour de cette rencontre et le contexte délicat. « Quelle est l'importance de ce match en retard, face à Nice ?
Tous les matches sont cruciaux depuis mon arrivée. Je fais tout pour qu'on retrouve une dynamique positive. C'est un match qu'il faut gagner, pour rester vivants dans ce Championnat. Avez-vous évoqué les cartons rouges bêtement reçus avec les principaux intéressés, Balerdi et Benedetto ? J'ai été très clair avec eux dans le discours au groupe. Ce n'est pas normal, dans la situation où nous sommes, d'avoir deux joueurs en moins dans cette équipe-là. On a besoin d'eux. Comme l'équipe, Dario se trouve dans une passe très difficile, pour marquer des buts, pour revenir, pour regagner en confiance. Cette expulsion n'est pas normale, on ne peut pas l'accepter. Quel rôle avez-vous joué dans l'arrivée du jeune Bamba Dieng en début de saison ?
Ce garçon était parmi les meilleurs buteurs de son Championnat au Sénégal. On a un partenariat avec l'Académie Diambars. On avait des échanges sur ses valeurs sportives, ses valeurs morales. On a besoin de garçons qui s'engagent, qui travaillent, qui soient patients. Sa puissance, sa vitesse m'ont poussé à donner un avis favorable, pour qu'il vienne au départ avec nous au centre de formation, pour renforcer la N2. Avec son travail, ses qualités, je savais qu'il pouvait aller titiller les professionnels. « On a besoin des supporters, comme les supporters ont besoin de nous. Ils font partie d'un club, c'est important qu'il y ait un respect mutuel » Peut-il débuter mercredi en pointe, en l'absence de Benedetto ?
Vous aurez la surprise ! Ce match va se jouer encore une fois dans un contexte particulier, avec la colère des supporters contre la direction. Êtes-vous hermétique à tout cela, ou cela joue-t-il sur le sportif et les joueurs ?
Dans un premier temps, je me suis surtout consacré à panser des plaies. Le groupe a subi une certaine violence avec le départ d'un entraîneur, et les événements qui se sont produits à la Commanderie. Il fallait ressouder. On a besoin des supporters, comme les supporters ont besoin de nous. Ils font partie d'un club, c'est important qu'il y ait un respect mutuel. Je leur adresse un message, c'est dans les moments difficiles qu'on a besoin des hommes, des gens. Dans une saison, il peut y avoir des trous de résultats. En Angleterre, j'ai vu une équipe de D3 descendre devant 24 000 spectateurs qui ont applaudi leurs joueurs de la première à la dernière minute, en pleurant parfois. Vous comprenez bien que cela va bien au-delà du sportif, des résultats...
Ce n'est pas mon job, honnêtement, je me concentre sur l'accompagnement des joueurs pour leur donner de la confiance, et des résultats qui rendront fiers les supporters. lire aussi Le classement de Ligue 1 Travaillez-vous un peu pour libérer les joueurs, afin qu'ils prennent plus de risques sur le terrain ?
Cela a toujours été mon credo. Le match, on le gagne dans les vingt derniers mètres adverses. C'est vrai que quand les joueurs ne sont pas bien mentalement, ils se préservent, ils n'osent pas. Ils se cachent parfois. À Bordeaux, on a eu beaucoup trop de déchets, on a perdu 45 minutes de jeu. Ce n'était pas du tout ce qu'on attendait, j'attendais une équipe qui va de l'avant. Lirola l'a fait. Yuto a fait un bon match, face à Ben Arfa sur son côté, il fallait être vigilant. Je demande à mes milieux de se projeter dans le camp adverse. On a besoin d'une équipe qui soit joueuse, on fera les comptes après au niveau des résultats. Défensivement, on a trouvé un socle. L'équipe a défendu intelligemment à 9 contre 11, a même eu quelques bons mouvements. Je souhaite que l'équipe se libère, aille gagner des matches et, pour ça, aille dans les seize mètres adverses. Comment remobiliser Germain après sa prestation à Bordeaux ?
Valère est un très bon professionnel. Un garçon dans l'ombre, mais influent sur certains résultats par le passé. Sur son occasion, son réflexe est de donner le ballon à Flo Thauvin de l'autre côté, il voulait jouer pour lui au lieu de finir. Mon discours avec lui : il faut être plus tueur dans les seize mètres. Mais sa générosité fait qu'il amène et peut amener encore beaucoup à l'équipe. »