Foot - L1 - OM - Supporters de l'OM : le procureur de Marseille fait preuve de souplesse

L'Equipe.fr
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Sur un dossier où les responsabilités sont délicates à établir, le procureur André Ribes n'a pas requis de prison ferme, ce mercredi, pour treize des quatorze prévenus qui comparaissent à la suite des dégradations commises au centre d'entraînement de l'OM, le 30 janvier. À propos des quatorze supporters qui comparaissent ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Marseille à la suite des incidents de la Commanderie, le 30 janvier dernier, le procureur André Ribes a fait cet aveu : « J'ai une certaine empathie pour les gens qui sont devant moi. Est-ce que j'ai des voyous pour qui je prends plaisir à requérir des peines afin qu'ils ne sortent pas avant un temps ? Certainement pas. » Quatre mois ferme pour l'un des prévenus, huit mois avec sursis pour les 13 autres. Il a longtemps disserté sur la notion de phénomène de groupe, prenant l'exemple du benjamin, Romain, 19 ans, un jeune sans la moindre histoire du 8e arrondissement de Marseille, qui a été interpellé alors qu'il cassait une voiture de la Brigade anti-criminalité (BAC). « Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?, interroge le procureur en regardant le supporter. C'est le groupe. » lire aussi Marseille perd le contrôle face à ses supporters en colère Ne pouvant requérir d'interdiction de stade dans ce dossier, André Ribes a demandé huit mois de prison avec sursis pour treize des quatorze prévenus, suite aux dégradations commises à la Commanderie, en marge d'une manifestation de plus de 300 supporters. Pour le dernier prévenu, déjà condamné pour vol par le passé à six mois de sursis pouvant tomber, le procureur a requis quatre mois de prison ferme, sans mandat de dépôt, et aménageables en fonction de son projet professionnel. Me Olivier Grimaldi, avocat de l'OM « Nous demandons un préjudice conséquent de 140 000 euros » Les avocats de l'OM, qui s'était constitué partie civile, ont chiffré les dégâts à 87 121 euros hors taxe. Après avoir précisé que ce n'était ni « le procès du supportérisme », ni « le procès de la direction », le représentant du club, Me Olivier Grimaldi, a tonné : « Ils ne sont pas supporters, ils sont venus pour casser. Notre préjudice en la matière est abyssal. Nous demandons un préjudice conséquent de 140 000 euros, solidaires, qui seront reversés à la Fondation à l'OM. » Le jugement devrait être rendu ce mercredi soir, alors que les avocats de la défense plaidaient encore en cette fin d'après-midi.