Foot - L1 - OM - Trois supporters de l'OM placés sous contrôle judiciaire en attente d'un procès

L'Equipe.fr
·2 min de lecture

Trois supporters de l'Olympique de Marseille, poursuivis pour les incidents devant le centre d'entraînement du club, ont été remis en liberté vendredi sous contrôle judiciaire dans l'attente de leur procès. Trois hommes, interpellés mercredi dans le cadre de l'enquête sur les incidents du 30 janvier, étaient jugés ce vendredi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille pour « participation à un groupement en vue de la préparation de violences volontaires contre des personnes ou de dégradations de biens, répondant à un appel national destiné à faire pression sur l'équipe dirigeante du club. » Il leur est également reproché directement des « dégradations de biens » en réunion et des violences, notamment par le jet d'un fumigène dans un local de sécurité. Leurs avocats ont demandé le renvoi du procès et, dans l'attente, le placement de leur client sous contrôle judiciaire. Le tribunal les a suivis, fixant la date d'audience au 22 mars. Des personnalités influentes des « South Winners » La procureure Véronique Fabrot avait requis le placement en détention des trois hommes arguant notamment d'un risque de réitération des faits au regard de la personnalité des prévenus, dont deux ont été présentés comme des personnalités influentes des « South Winners », un club de supporteurs historique de l'Olympique de Marseille. lire aussi L'OM : « Des agissements irresponsables et inacceptables » Le premier des prévenus, âgé de 25 ans, secrétaire des « South Winners », employé en CDD à la métropole dans un service de lutte contre les dégradations, aurait été vu au milieu d'un cortège de personnes cagoulées jetant des projectiles. Le deuxième, un chauffeur de poids lourd de 41 ans, filmé au contact de membres du staff de l'OM, a reconnu devant les policiers avoir « une influence » sur les supporters, a souligné la représentante du parquet. Le dernier, chauffeur livreur de 34 ans, condamné huit fois pour de petits délits, a reconnu avoir distribué des fumigènes et en avoir lancé un dans la loge du gardien absent.