Foot - L1 - OM - Valentin Rongier (OM) : « Je ne sais pas quand cette douleur disparaîtra »

L'Equipe.fr
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Dur au mal, le milieu olympien a disputé nombre de rencontres avec un talon d'Achille enflammé. Jusqu'à ce que la blessure soit trop vive, en février dernier. Les souffrances reviennent parfois, mais il se dit prêt à combattre dans l'équipe de Jorge Sampaoli. « Comment avez-vous vécu votre retour à la compétition à Reims, vendredi, après deux mois d'absence et votre intégration dans la philosophie Sampaoli ?
Je suis très heureux du déroulement du match, de la victoire (3-1, avec une dernière passe décisive de Rongier pour Payet). J'étais un peu inquiet quand je suis rentré, car je n'étais pas échauffé. J'ai bien profité de la mi-temps pour finir mon échauffement et tout s'est plutôt bien passé. Le système mis en place par le coach n'est pas figé pendant les matches. Ça arrive qu'en cours de match, les milieux changent de poste. Il demande au joueur de respecter ses zones, de ne pas trop s'éparpiller. lire aussi Calendrier et résultats de la Ligue 1 Le fait de jouer à cinq défenseurs, on est tout le temps en couverture, on doit encore se perfectionner après avoir encaissé quelques buts. Le groupe est plus compact, c'est plus facile d'attaquer quand on récupère le ballon. J'ai eu le temps d'observer l'équipe, les déplacements, ce que demandaient le coach et son staff. Après, c'est avec la compétition qu'on se perfectionne. Pouvez-vous évoquer cette blessure qui a tronqué votre saison ?
La douleur n'est pas venue du jour au lendemain, j'ai commencé à la ressentir au lendemain d'un match à Rennes. Elle est montée progressivement, jusqu'à ce que ce soit insupportable. Le fait d'avoir continué à jouer avec la douleur pendant plusieurs mois a forcément empiré la situation et quand j'ai décidé de m'arrêter, le traitement a été plus long. J'ai eu une tendinite au talon d'Achille, qui a pris énormément de temps. Et quand je suis revenu, au bout du troisième entraînement, j'ai eu une lésion au quadriceps, cela a prolongé mon absence. Avec une blessure de ce type, au talon, on ne peut vraiment pas savoir quand on sera à 100 %. Même quand je m'entraîne aujourd'hui, je le sens encore, j'ai une petite gêne. Je ne sais pas quand cette douleur disparaîtra, c'était difficile, et ça l'est toujours, de se projeter. « Ça me ferait plaisir que Monaco soit champion de France » Ressentez-vous un vrai changement chez Dimitri Payet, au niveau de sa forme physique comme de son état d'esprit ?
C'est à l'image de l'équipe. On connaît la qualité de Dimitri, tout ce qu'il est capable de faire. Si en ce moment, il est très performant, ce n'est pas du hasard. Il travaille beaucoup et la dynamique de l'équipe lui permet d'être encore plus fort. lire aussi Le classement de la Ligue 1 Comment voyez-vous cette fin de saison ?
Notre objectif, vous le connaissez, c'est de se qualifier pour la Ligue Europa. C'est important parce que c'est l'OM. On se doit de se qualifier pour une compétition européenne. On a laissé passer beaucoup d'opportunités cette saison pour rester le wagon de tête. Là, on n'a plus cette possibilité-là de se rattraper. Le minimum qu'on puisse faire est de décrocher cette cinquième place. On a envie de vibrer, tout le club, tous les supporters ont envie de rester en Europe, même si ce n'est pas la Ligue des champions. Qui aimeriez-vous voir champion de L1 ?
J'aimerais bien que ce soit Lille ou Monaco. J'ai peut-être un petit penchant pour Monaco, c'est une équipe qui est jeune, avec un projet de jeu. Et ils ont été réguliers sur toute la saison. Cela me ferait plaisir qu'ils soient champions de France. »