Foot - L1 - OM - Villas-Boas (OM) : « La déception et la tristesse sont totales »

L'Equipe.fr
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Encore accablé par la défaite mercredi face à Porto (0-2), son club de coeur, l'entraîneur de l'OM a évoqué la digestion difficile de la Ligue des champions et ses espoirs pour la L1, à la veille de la réception de Nantes. « Vous évoquez la possibilité d'une saison avec des surprises en Championnat. Qu'entendez-vous par là ?
En premier, il faut être réguliers. Continuer sur cette série de bonnes victoires qu'on a eues. Avoir deux matches en retard, ce n'est pas trop normal, on touche un peu à l'équité sportive. On aurait pu avoir l'oxygène émotionnel en étant un peu plus près de la première place. Là, Rennes va jouer ce soir (vendredi) et on peut encore tomber d'une place au classement, au septième rang, à cause de ces deux matches en retard. Espérons que cette situation soit réglée le plus vite possible par la Ligue. Vous avez pu constater que dans tous les Championnats européens, les gros clubs sont en difficulté. Plusieurs clubs parce qu'ils ont joué jusqu'à la fin juin ou juillet, avant de reprendre les compétitions tout de suite, plus le calendrier chargé de cette saison. Cela va réduire les écarts. Cela veut dire que nous allons vivre, peut-être, une année exceptionnelle en Championnat. Mais pour ça, il faut être réguliers, comme nous l'avons été la saison dernière, et arriver en décembre dans une bonne position. Mais ça, ce sont des projections. « C'est notre grosse faute, d'avoir qualifié l'OM la saison dernière » Comment maintenir une ambiance positive ?
On n'a pas joué les trois derniers matches de Championnat avec toute la confiance du monde. On a trouvé la force pour serrer les dents et continuer, ce n'est pas une question de confiance. On a obtenu les résultats, pas trop le contenu. Les joueurs ont cette capacité à oublier et continuer à travailler. Mais ce n'est pas simple. J'ai besoin de quelques jours, d'un peu plus de temps, pour récupérer de cela. Quand tu n'es pas au niveau de tout ce dont tu as rêvé... Chacun prend les situations à sa façon. L'année dernière, nous avions une semaine entre chaque match, et après une défaite, je disais à mon staff que le groupe avait la capacité de se régénérer très vite et de préparer la suite, le prochain match. Ça peut permettre de rentrer tout de suite dans une bonne dynamique. Après, il faut créer une culture de l'exigence autour de la Ligue des champions. C'est notre grosse faute, d'avoir qualifié l'OM la saison dernière... On subit cette situation, il faut continuer de travailler. lire aussi L'OM s'incline contre Porto et bat le record de défaites d'affilée en Ligue des champions Comment améliorer le jeu de l'OM avant Nantes ?
On ne peut rien faire. Quand on a des matches tous les trois jours, on arrête les séances après les toros. Aujourd'hui (vendredi), on a fait un peu plus, sur les combinaisons et les circuits de passes, mais tu ne dois prendre aucun risque sur la fatigue musculaire. La préparation de ce match contre Nantes passe surtout par la vidéo et les choix du coach. Nantes est une équipe difficile à jouer, on l'a vu contre le Paris, contre Lille. Ils sont bien organisés, peuvent jouer défensivement, offensivement, dans la profondeur... Ils sortent des mecs intéressants tout le temps : Blas, Louza, Kolo Muani, Pallois, etc. Pallois, je ne sais pas où il trouve la force qu'il a, un vrai leader, je parle souvent de lui avec Valentin (Rongier). Bref, un match dur, pas l'idéal. « Même dans notre pire cauchemar, on ne pouvait imaginer prendre zéro point et marquer zéro but après quatre matches » Etes-vous dans une période de doute ?
De doute, non. J'ai de la qualité dans mon groupe. Mais la déception et la tristesse sont totales. On est dans une bonne position en L1, mais en Ligue des champions, c'est tellement dur... Même dans notre pire cauchemar, on ne pouvait imaginer prendre zéro point et marquer zéro but après quatre matches. Impossible d'imaginer cela. On a tout donné au dernier match, mais la chance n'était pas avec nous, et les arbitres de touche ont été catastrophiques. Est-ce que le public ne vous manque pas dans ces moments-là ? Pour vous réveiller ?
Le soutien du Vélodrome est important. Quand il tourne dans le sens inverse, c'est dur. On l'a vécu l'an dernier face à Nantes, à 2-1 pour eux (le 22 février 2020), alors même qu'on avait douze points d'avance sur le quatrième au classement. C'est la pression, le niveau d'exigence qu'ils demandent, et c'est naturel. Quand ils ne sont pas là, c'est autre chose. Les tifos, mercredi au stade, je n'ai pas trouvé ça trop sympa, « les chèvres », et tout ça... Le loup ne blesse jamais sa meute. Il n'y a personne de plus lucide que moi et les joueurs sur notre situation. »