Foot - L1 - PSG - Mauricio Pochettino (PSG) : « Une équipe pas forte mentalement n'aurait pas pu battre le Bayern »

L'Equipe.fr
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Mauricio Pochettino, l'entraîneur du PSG, qui affronte Lens ce samedi (17 heures), repousse l'argument d'un effondrement mental contre Manchester City. « Êtes-vous inquiet quant à la présence de Kylian Mbappé face à Manchester City mardi ? Et estimez-vous que son absence à Lens peut avoir un impact sur votre adversaire ?
Il souffre d'une gêne au mollet droit, on espère que ce n'est pas grave et qu'il pourra être avec nous le plus vite possible. C'est un joueur important et quand on a n'a pas un joueur important, il y a un toujours un impact. Mais nous avons dans l'effectif des joueurs importants qui pourront le remplacer. lire aussi Calendrier et résultats de la Ligue 1 Estimez-vous qu'il a trop joué ?
Aujourd'hui, on a parlé avec le staff médical et performance, on a eu une réunion. Kylian est venu. On a parlé de ça. Contre Metz(le 24 avril, 3-1), il ne touchait même pas le sol (sourire), il était très bien physiquement. Le match d'Angers(le 21 avril, 5-0), il ne l'a pas joué. Il a réussi un coup à la fin du match contre Manchester City(1-2), cela a provoqué un déséquilibre qui a abouti à ce problème de mollet. Jugez-vous qu'une éventuelle élimination du PSG en demi-finales pourrait influer sur la décision de Kylian Mbappé de prolonger ?
Ce serait plutôt une question pour Kylian, pas pour moi. On a perdu un match, il reste le retour. Nous sommes conscients qu'on peut faire encore de bonnes choses dans cette compétition. En C1, à l'extérieur, il se passe des choses. Nous sommes encore dans la course. Il nous reste un mois de compétition pour atteindre nos objectifs. On fait tout, moi, le club, pour qu'il reste de nombreuses années avec nous. On veut que Kylian reste. On sait qu'il est content avec nous. Sur la deuxième période ratée contre Manchester City « Pour moi, ce n'est pas une question mentale, c'est une question plus footballistique. On n'a pas su maintenir le volume de jeu dont nous avions besoin » Dans quel état d'esprit avez-vous retrouvé vos joueurs après cette demi-finale aller ?
Nous avons retrouvé un groupe qui a perdu le premier match mais un groupe qui l'envie d'évacuer ce mauvais sentiment. On est très bien. Nos joueurs savent qu'ils peuvent renverser la situation. lire aussi Le classement de la Ligue 1 Sur quels ressorts appuyer pour renverser la situation mardi face à Manchester City ?
Nous allons valoriser ce que nous avons fait, notre équipe a été très supérieure à Manchester City en première mi-temps. On a fait des bonnes choses en deuxième, il y a eu des faits de jeu. On a fait 15 minutes avec un joueur en moins (Idrissa Gueye). J'ai retrouvé une équipe mentalement forte. On va s'appuyer sur des choses positives qui nous faire aller vers l'avant. L'idée sera de réaffirmer ces choses positives. Quel regard portez-vous sur les propos d'Arsène Wenger qui évoquait mercredi soi sur Bein Sports "un effondrement mental" de votre équipe à 1-1 ?
J'ai beaucoup de respect pour Arsène. J'ai suivi sa carrière à Arsenal, à Monaco ou au Japon. Je ne connais pas le contexte de ses déclarations. Donc je ne peux pas analyser ses propos. Je peux faire par contre ma propre analyse. L'équipe s'est montrée forte mentalement, on a concédé deux buts par accidents. On a tenu. Manchester, c'est une équipe qui construit depuis six ans avec une philosophie, une structure très claire. Une équipe qui ne serait pas forte mentalement n'aurait pas pu battre le Bayern puis le Barca. On a montré notre force mentale contre ces équipes. Il y a quelques semaines, dans les médias, on mettait en valeur la force mentale de notre équipe. Aujourd'hui, ce n'est pas perdu. Pour moi, ce n'est pas une question mentale, c'est une question plus footballistique. On n'a pas su maintenir le volume de jeu dont nous avions besoin. lire aussi Transferts : Julian Draxler a une offre du PSG Les cas de Covid qui ont fragilisé votre groupe depuis plusieurs mois ont-ils pu jouer un rôle mercredi ?
Quand nous sommes arrivés, oui, il n'y avait pas que des blessés mais aussi des cas de Covid. Avec un calendrier très chargé. La difficulté, c'est d'arriver à ce niveau de volume, oui, le défi est là. Pouvoir jouer 90 minutes à ce niveau. On progresse. Mais on sait qu'on a du travail. Pour la réception de Lens, ce samedi (17 heures), estimez-vous que votre équipe a besoin de changements dans sa composition ?
Le plus important, c'est le match de demain (samedi). La composition tiendra compte, pas seulement de l'aspect foot mais aussi de l'aspect physique. Lens est un rival très physique, difficile, la révélation de la saison. À la lutte pour les places européennes. On a besoin de fraîcheur. C'est très important. Nous devons gagner trois points. On aura le temps de préparer Manchester City ensuite. »