Foot - L1 - Rennes - Eduardo Camavinga (Rennes), « on sent qu'il aime le foot », selon Sylvain Ripoll

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Le sélectionneur de l'équipe de France Espoirs, Sylvain Ripoll, qui a vu Eduardo Camavinga faire ses premiers pas en sélection le mois dernier, éclaire la personnalité du jeune milieu rennais (17 ans), convoité par le Real Madrid.« Depuis combien de temps suivez-vous Eduardo Camavinga ?Longtemps. Je l'ai vu jouer à de nombreuses reprises avant de l'appeler, même s'il est encore très jeune.Comment s'est déroulée son intégration en équipe de France Espoirs, le mois dernier ? Il s'est très facilement adapté, Eduardo, c'est un vent de fraîcheur, quelqu'un de lumineux, très facile dans le contact avec les autres. Il fait les choses de façon très simple et en même temps net. Il a aussi été aussi très vite adopté par les autres. On peut considérer qu'il s'agit d'une intégration réussie.Camavinga séduit le Real MadridAvez-vous hésité à le convoquer, pour remplacer Matteo Guendouzi promu en A, quelques jours après sa naturalisation française ? Le timing n'était pas idéal, mais je ne me suis pas posé la question, à partir du moment où il constitue une vraie plus-value.Vous ne le connaissiez pas. Comment l'avez-vous trouvé lors du rassemblement ? C'est quelqu'un qui a la tête sur les épaules, qui n'est pas perturbé du tout par tout ça (l'agitation médiatique autour de lui), loin de là. C'est quelqu'un qui allie le plaisir et le sérieux sur le terrain. On sent qu'il aime le foot, il est très respectueux du collectif et c'est forcément très important.Qu'est-ce qui vous impressionne chez lui ? Sa constance dans ses prestations. Match après match, il affiche le même niveau de performance. J'ai presque envie de dire la même détermination liée au plaisir qu'il dégage, la même envie de jouer. Il donne déjà l'impression d'avoir déjà beaucoup de maturité dans ses choix, dans le jeu, dans sa capacité à maîtriser le rythme d'un match, à accélérer ou temporiser. Le talent n'a pas de d'âge.Quatre mois en flèche depuis le début de saisonQu'avez-vous retenu de son premier match contre la Géorgie (3-2, le 15 novembre) ? Ça avait été une réussite, dans la lignée de ses prestations avec le Stade Rennais. Il avait été généreux et disponible, avait beaucoup travaillé pour la récupération et affiché une aisance dans les enchaînements. Malheureusement, il s'était blessé par la suite (à l'échauffement du match contre la Suisse, le 18 novembre).Camavinga, un ado presséAvant son but marqué à Lyon (1-0), dimanche, on le sentait un peu moins bien. Il jouait moins et se montrait moins influent dans le jeu de son équipe. Est-ce normal à son âge de traverser ce type de période ? Bien évidemment, c'est le contrecoup. Il ne manquerait plus qu'il n'ait plus le droit d'avoir des passages moins bons. Mais même dans ces moments, il maintient toujours un niveau de performance quand même. Il a tellement habitué tout le monde à des performances de haut niveau. Hier (dimanche), il est monté crescendo. On a vite senti qu'il était dans un bon soir, avec cette capacité à venir récupérer des ballons alors qu'on pense que ce n'est plus possible, avec cette capacité à se projeter et cet état d'esprit toujours tourné vers le collectif. »

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