Foot - L1 - Rennes - Eduardo Camavinga (Rennes) : « Ça m'a permis de souffler »

L'Equipe.fr
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Le milieu de Rennes Eduardo Camavinga est de retour, avant la réception de Bordeaux, ce vendredi (19 heures), après avoir manqué le rassemblement des Bleus et les quatre derniers matches des Bretons depuis sa béquille contre Angers, le 23 octobre. Pour la première fois depuis ses débuts en pro, Eduardo Camavinga était présent en conférence de presse ce mercredi, au Roazhon Park, avant la réception de Bordeaux, vendredi (11e journée de L1). Le milieu international de 18 ans, sous contrat à Rennes jusqu'en 2022, est de retour après avoir manqué le rassemblement des Bleus et les quatre derniers matches de Rennes depuis sa béquille contre Angers (1-2, le 23 octobre). lire aussi Le classement de Ligue 1 « Quelles sont vos sensations ?
J'ai repris la semaine dernière après trois semaines de blessure et ça fait un bien fou. Je me sens bien, en pleine forme, j'ai hâte d'être au match de Bordeaux. Vous avez manqué quelques échéances en club et en sélection, mais d'un autre côté, c'est une coupure que vous espérez bénéfique ?
On va dire que c'était un mal pour bien. Ça m'a permis de souffler, de me recentrer sur l'essentiel et de revenir en forme. L'essentiel, c'est-à-dire le foot, que ce soit sur le plan technique et tactique, et se ressourcer en famille. Vous avez eu aussi votre permis.
Oui, le jour de mon anniversaire (18 ans, le 10 novembre). Du premier coup ?
Oui, je suis un petit pilote (sourire). C'était plus stressant que la compétition ?
Non, car j'ai fait conduite supervisée et j'étais conscient de mes qualités au volant (sourire). « Il faut d'abord se concentrer sur les matches de L1, car c'est ça qui va nous permettre ou non de retrouver la Ligue des champions » Rater l'équipe de France ne fut pas trop dur à vivre ?
Dur, non, les blessures ça arrive, il faut prendre ça positivement et rebondir plus fort. Après, j'ai regardé les matches, très content des succès obtenus. Vous aviez connu des débuts rêvés en bleu en septembre-octobre (3 sélections, 1 but)...
Oui, c'était plutôt fou... C'est arrivé très tôt, je suis plutôt content. L'Euro est entré dans votre tête ?
D'abord, il faudra se concentrer sur les performances en club, donc Bordeaux déjà. Après, quand la sélection arrivera, il faudra voir si je suis sélectionné ou pas. Vous avez manqué deux matches de C1, et Rennes n'a pris qu'un point sur neuf. Comment voyez-vous la situation dans cette compétition alors que tout va se jouer dans les trois prochaines semaines ?
Pour moi, il y a encore tout à jouer. Mais il faut d'abord se concentrer sur les matches de L1, car c'est ça qui va nous permettre ou non de retrouver la Ligue des champions. « Je suis au Stade Rennais et les autres clubs, ce n'est pas pour maintenant » Depuis un an et demi, vous avez connu une ascension fulgurante en club et en sélection. Ça change complètement la vie ?
Je sors beaucoup moins, déjà. Quand je sors, je me cache un peu (sourire), la vie extrasportive a changé. Après, les adversaires aussi me regardent plus. C'est difficile de garder les pieds sur terre, non ?
J'ai mes parents près de moi, donc je sais qu'à la moindre bêtise, je vais me faire rappeler à l'ordre. Après, il ne faut pas trop regarder ce qui se passe autour, il faut se concentrer sur le football. Je ne suis pas quelqu'un qui va prendre la grosse tête. Comment voyez-vous votre avenir ?
Ce n'est pas quelque chose qui me rentre dans la tête, auquel je pense constamment. Mais vous savez que vous suscitez ou allez susciter des intérêts importants.
Je vois, j'entends, ce sont des choses qui font plaisir, après je suis au Stade Rennais et les autres clubs, ce n'est pas pour maintenant. « Les adversaires m'ont un peu plus regardé après ma sélection » Une prolongation est-elle possible ?
Il me reste deux ans de contrat (2022) et on aura le temps de rediscuter de tout ça. Ce n'est pas dans les tuyaux ?
Je n'ai rien dit (sourire). Y a-t-il une volonté d'aller dans ce sens ?
Il y aura des discussions. Après, prolonger, oui, c'est mon club formateur et rester ici, ça me fait plaisir. Donc c'est un souhait de prolonger au-delà de 2022 ?
On verra (sourire). Qu'espérez-vous améliorer dans votre jeu ?
La finition, marquer plus, être plus décisif, et le pied droit. Mais on y travaille, notamment à travers le travail individualisé avec Mathieu (Le Scornet, adjoint) ou Philippe (Bizeul, adjoint), ou avec mes coéquipiers comme Yann (Gboho) ou Brandon (Soppy). Sur ce début de saison, vous êtes-vous senti parfois dans le dur en raison de l'enchaînement des matches, ou parce que vous étiez plus surveillé ?
Je ne vais pas me chercher d'excuses, mais il y a eu une part physique et mentale, car beaucoup de choses sont allées très vite, et les adversaires m'ont un peu plus regardé après ma sélection. Parfois, je n'étais pas content de mes performances. Quand c'est comme ça, il faut se recentrer sur l'essentiel. »